Ce 22 Avril 2007, jour d'élections, je vole en planeur.


Cet événement m'est offert par Laure Raimbaud de l'agence « Nouvelles Frontières » des Sables d'Olonne, suite à la course à la voile Les Sables – Les Açores – Les Sables. Merci Laure !

J'arrive vers 10h au terrain du Versoud, près de Grenoble. Alors que je pénétre dans le bureau du club « Grenoble Vol à Voile » où j'ai rendez-vous, une petite jeune fille se retourne et me dit bonjour. Heureusement, j'ai la bonne idée d'éviter de lui demander si ses parents sont là. Ca aurait été une mauvaise entrée en matière, car Magali, que j'ai prise un instant pour une adolescente, assume aujourd'hui la responsabilité des opérations du club. Elle pilotera de surcroît le biplace pour les baptêmes, dont le mien.



Magali mène le briefing météo : le temps est idéal, grand beau, avec cependant un risque d'orage dans l'après-midi, qui pourrait interrompre les vols. Evolution à surveiller dans la journée.

Après le briefing, j'apprends à me rendre utile, notamment à sortir les planeurs et les emmener en bout de piste. Ce faisant, je respire l'atmosphère du club, pose quelques questions aux uns et aux autres et glane quelques renseignements. Je discute notamment avec Marie-Dominique, qui pilotera aujourd'hui l'avion « remorqueur ».

Les préparatifs finis, chacun vaque à ses occupations en attendant que l'air, échauffé par le soleil, offre les conditions favorables pour voler en planeur.

Je reviens vers 16h, un peu avant l'heure prévue pour mon vol. Les nombreux cumulus attestent de la présence des ascendances. Le risque d'orage semble écarté, le bleu du ciel s'étale entre les nuages, qui restent de taille modeste.



Nous remplissons les formulaires d'usage, puis Magali me présente les détails de la machine sur laquelle nous allons voler.


Les consignes de sécurités rappelées, nous enfilons le parachute et nous nous sanglons dans le planeur.


L'avion-remorqueur vient se placer devant nous, le câble de remorquage est amarré.




Et c'est le départ : notre planeur roule à peine dix secondes, puis décolle et vole derrière l'avion qui, lui, roule encore au sol une autre dizaine de secondes. Puis l'avion décolle à son tour.


Nous volons !


Pour écouter notre décollage, cliquez ici (440kB).

Et pour voir l'envol depuis le siège du passager, cliquez ici (4.1MB).


En quelques minutes, nous repassons au-dessus de l'aérodrome, puis arrivons aux collines près de Domène, où nous larguons le câble du remorqueur. Marie-Dominique descend se poser et nous laisse l'immensité du ciel pour nous tous seuls.



Sur le versant Sud-Ouest de la colline, Magali recherche les ascendances qui nous permettront de continuer à monter, et bientôt nous spiralons en compagnie des buses qui, elles aussi, aiment les ascendances.





Tout en tournant, Magali et moi faisons plus ample connaissance : ingénieur en hydraulique, elle fait partie de l'Equipe de France féminine de Vol à Voile, et se prépare à concourir au championnat du Monde 2007 à Romorantin (voir le dossier de son équipe (2.7MB)) . J'aurais difficilement pu trouver meilleure pilote pour ce baptême ! De plus, Magali saura très bien adapter la séance à mes attentes et mes goûts.


Cet après-midi, les ascendances sont bien actives. Nous transitons rapidement vers Freydières et son petit lac, puis le long du Grand Colon et sous le Grand Sorbier. L'horizon s'élargit, la vue porte au loin. Quel plaisir de parcourir de l'oeil de l'aigle ces lieux que j'ai visités si lentement, à pied ou à ski !



Emerveillé par le paysage, je ne vois pas le temps passer. Il faut déjà redescendre. En ligne droite vers la vallée, Magali me passe, très progressivement, les commandes. Puis m'enseigne les premières manoeuvres. J'ai du mal à utiliser le palonnier : je ne suis pas habitué sur mon bateau à agir sur des commandes avec les pieds. Petit à petit, je progresse. Quel plaisir de commencer à maîtriser la machine !


Il est l'heure d'atterrir. Nous piquons nettement vers le sol, et Magali actionne les aérofreins. Le sol approche rapidement tandis que le planeur vibre et bruisse sous l'effet des turbulences. Nous passons au-dessus de la piste à la verticale de la tour de contrôle et prenons contact radio avec son contrôleur. S'ensuit le parcours d'approche standardisé, en rectangle, avec trois virages bien nets. Nous sommes en approche finale, l'herbe devient vert intense, les arbres grandissent de chaque coté de la piste. Le sol bondit vers nous, et Magali d'un geste délié nous pose en douceur.


Le bruit du roulement au sol nous assaille à peine quelques secondes, et déjà le planeur s'arrête. Lentement, il s'incline sur le coté et pose une aile sur l'herbe. La verrière ouverte, nous voici de retour sur terre !




Après ce vol, je reste encore un peu au club pour en savourer l'atmosphère. J'aide à ranger le matériel. Je passe la peau de chamois sur une verrière : pour la sécurité, il importe de bien voir, même à contre-jour.
Marc me montre le biplace sur lequel il vient de donner quatre heures de cours de perfectionnement : un appareil de haute technicité.



Enfin, quand tout est propre et rangé, nous fermons les portes du hangar.


Un moment de discussions, de convivialité autour d'un verre, et c'est la fin d'une journée inoubliable.



Merci Laure pour cette bonne idée!

Merci Magali, Marc, Marie-Dominique, Greg et tous les autres du club pour votre temps, votre disponibilité et votre gentillesse. Et à bientôt sans doute !