Après avoir échangé avec eux par email pendant l'automne, je suis enfin allé rencontrer, aux Abrets et de l'Isle d'Abeau, les collégiens de 5ème et 3ème qui ont suivi mon projet et ma course. <... >> Lire la suite |
Avec Jean-Pierre Magnan, l'architecte et constructeur de mon voilier, nous sommes allés hier matin au port industriel de Fos-sur-Mer récupérer le voilier toujours sur son "flat-rack". ... >> Lire la suite |
La remise des prix de la Transat 6,50 2007 a eu lieu lors du Salon Nautique de Paris, le samedi 1er Décembre. Cette dernière réunion de famille a permis de revoir presque tous les skippers, y ... >> Lire la suite |
Nos voiliers sur leurs "flat-racks" (voir news du 8 Nov) devaient être chargés hier sur un navire porte-conteneurs. J'ai reçu ce matin un mail du responsable de la logistique à Salva... >> Lire la suite |
Bonsoir, Après une semaine de tourisme au Brésil, j'ai pris l'avion pour la France. J'ai commencé par aller rechercher ma voiture qui était restée à La Rochelle (merci à Alain pour l'avoi... >> Lire la suite |
Mon voilier étant maintenant arrimé sur son plateau, prêt à être chargé sur un porte-conteneur à destination de Fos-sur-mer, j'ai passé le week-end avec quelques amis à une plage réputée de l'état ... >> Lire la suite |
Comment se fait le retour de mon voilier en France? La navigation contre les vents dominants prendrait plusieurs mois, et le retour dans le Golfe de Gascogne en Décembre ou Janvier sur un tout peti... >> Lire la suite |
Pour le retour par cargo, nous devons retirer le mât de nos bateaux. En général, on utilise une grue pour cela, mais la marina de Salvador n´en est pas équipée, De plus, les mâts de nos ... >> Lire la suite |
Nos amis brésiliens nous ont invités à participer à une régate de voiliers traditionnels, les saveiros. Ce sont des voiliers de travail (pêche, transport de marchandise, transport de passagers) qui... >> Lire la suite |
Tous les voiliers encore en course sont arrivés à Salvador de Bahia, l'équipe d'organisation peut respirer. Bien sûr, les concurrents n'ont pas attendu les derniers pour célébrer, mais tout le... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, Je suis arrivé ce matin vers 11h30 TU (soit 13h30 heure française ou 8h30 locales). Tout s'est bien passé, pas de casse majeure, beaucoup de plaisir et plein de souvenirs... >> Lire la suite |
Et voilà, si tout se passe bien, j'arrive demain à Salvador de Bahia. Quel effet cela me fait que ce soit le "dernier jour" de cette Transat? Mes sentiments sont multiples et mé... >> Lire la suite |
Dans la marine à voile à l'ancienne, on postait une vigie dans le mât pour guetter et on cherchait dans l'eau et les airs les signes de l'approche de la terre. A l'ère des moyens radio-électri... >> Lire la suite |
La nuit dernière, je n'ai rien lâché. J'ai barré jusqu'à 23h, puis à nouveau de 2h à 3h, puis à nouveau à partir de 5h. J'essaie absolument de ne pas me faire décoller par David, à côté de qui... >> Lire la suite |
La nuit, quand il fait noir, il est difficile de voir où le bateau va. Il y a bien sûr une boussole (un "compas" en termes marins) éclairée par une petite ampoule. En écarquillant les yeu... >> Lire la suite |
Et voilà, depuis ce matin Dominique navigue dans l'hémisphère sud. Il pointait ce matin en 21 ème place, toujours un peu décalé à l'est de la route directe. Ceci lui permet d'ouvrir un peu les voil... >> Lire la suite |
C'est décidé, je vais faire une sieste. J'ai besoin de trouver, jour après jour, au moins 4 heures de sommeil efficace par 24 heures, voire plus si possible. Maintenant se présente une opportunité,... >> Lire la suite |
le poteau noir s'éloigne petit à petit dans le sillage de Dominique. Dorénavant la trajectoire de notre solitaire s'incurve vers l'est de la route directe. Cette option doit lui permettre de se pos... >> Lire la suite |
Déjà 7 jours de course dans cette deuxième étape. Depuis le départ de Funchal (ile de Madère) Dominique à parcouru plus de 1100 miles. Après la "pétole" du départ, l'alizé s'est mis en pl... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, Objectivement, le bateau est "presque" prêt, le skipper aussi. Mais prêt pour quoi? Cette deuxième étape me paraît ENOOORME, comme on dit... Je ne sais pas vraim... >> Lire la suite |
Tous ceux qui sont déjà partis en longue croisière connaissent la liste des choses à faire. Elle n'est jamais épuisée. On peut toujours améliorer quelque chose. Et plus on tarde, plus le reste, qui... >> Lire la suite |
Bonjour, Je suis bien arrivé à Funchal, île de Madère, ce matin à 10h50. Merci à tous des messages que vous m'avez déposés sur le site Web de la course, qui m'ont été transmis avant le départ... >> Lire la suite |
Départ de la 1ere étape Le départ de la première étape La Rochelle Funchal (Madère) a été donné comme prévu le mardi 18 à 12h30. Les 89 minis se sont élancés sous un soleil radieux et ... >> Lire la suite |
Départ reporté - Start delayed Lors de la dernière réunion des skippers cet après-midi pour un point météo, le président du comité d'organisation nous a annoncé qu'il reportait le départ. En ... >> Lire la suite |
*english version at the bottom*
Bonsoir,
Due à une connectivité Internet aléatoire, j'ai eu du mal à vous donner des nouvelles depuis 10 jours.
Le voilier "Conseil Général de l'Isère" est à quai, a... >> Lire la suite |
Bonsoir, Un de mes sujets favoris est la gestion de l'énergie électrique à bord. En plus des panneaux solaires, j'aurai un hydrogénérateur à bord pour la Transat. Comme son nom l'indique, un ... >> Lire la suite |
Bonsoir, A peine rentré de l'Atlantique vendredi, je suis reparti dans un petit coin paradisiaque et retiré du monde pour préparer avec trois amis notre roadbook de la Transat. Qu'est-c... >> Lire la suite |
Bonsoir, Je suis arrivé vers 13h aujourd'hui à Port-Bourgenay, menant donc à bien cette course Traansgascgne 2007. Autant la première étape a été ventée, autant la seconde nous a éprouvé... >> Lire la suite |
Ces trois jours de "repos" sont passés bien vite. Après les avaries de la première étape, il n'a y pas eu de place pour les visites touristiques ou balnéaires. Les premières heures o... >> Lire la suite |
Voici le début du récit détaillé de cette étape 1 de la Transgascogne. J'utilise du vocabulaire marin, donc les néophytes trouveront sans doute que ce n'est pas compréhensible, et peut-être même pa... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, Je suis arrivé mardi soir à Santander. Voici les grandes lignes de ma course. - départ à midi dans du vent modéré, le vent monte progressivement dans la journée - ap... >> Lire la suite |
choc pendnat le prologue. Des dégâts heureusement non structurels, mais à réparer impérativmeent avant le départ de la course demain C'est fait, grâce à l'aide de 3 copains qui ont accepté de... >> Lire la suite |
Ceux qui n'ont pas passé l'intégralité des contrôles à 14h ne seront pas autorisés à courir. Je me fixe 10h comme heure limite pour avoir trouvé mes batteries en commande ou passer à la solution de... >> Lire la suite |
Aujourd'hui, je cherche et trouve le skipper qui était supposé m'apporter les nouvelles batteries, le fournisseur ayant décidé de ne pas venir livrve au départ de la course comme il s'y était engag... >> Lire la suite |
Voici un résumé de la semaine écoulée Jeudi 12 : grutage des bateaux sur le camion. Encore une journée de forte émotions avec nos artistes grutiers de Port-camargue. Heureusement, le chauffe... >> Lire la suite |
17 Juillet En Atlantique, réceptionet mise à l'eau du voilier Lundi 16 Juillet, Finir de préparer les affaires, ne prien oublier, repasser les checklists, imprimer les derniers documents... >> Lire la suite |
Bonsoir, Aujourd'hui, nous avons mis les voiliers (celui de Sophie et le mien) sur le semi-remorque. Celà n'a pas été tout à fait sans stress, mais le convoi s'est mis en route en fin d'aprè... >> Lire la suite |
Bonsoir, Dans le cadre de ma préparation pour la Transat, une part du week-end dernier a été consacrée à un stage en voilerie. Ce fut l'occasion de mieux connaître les matériaux et les t... >> Lire la suite |
Bonsoir, Que peut faire un coureur au large en solitaire pour se changer les idées ? Eh bien, il régate en équipage avec des collègues de bureau. C'est en effet ce que j'ai fait le week-... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, "Conseil Général de l'Isère" est sur le podium de la course MiniSolo ! Le départ a été donné samedi à 10h38, et je suis arrivé ce matin à 5h10, deuxième du cla... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, Désormais, les news sont également accessibles par flux RSS. N'hésitez pas à vous y abonner. ... >> Lire la suite |
La course MiniSolo est une course en solitaire sur des voiliers de 6m50, appelés aussi "Minis". Cette régate est organisée par le Club Nautique de Grau-du-Roi Port-Camargue. Pour avoir pl... >> Lire la suite |
Ce jeudi 24 Mai a été consacré aux inspections de sécurité, vérification des règles de jauge et chaîne d'inscription à la course MiniSolo, qui se courra de Samedi à Dimanche. Pour la visite d... >> Lire la suite |
Le Conseil Général de l'Isère a décidé de soutenir mon projet ! L'engagement sportif et la gestion de l'énergie électrique du bateau (à base de formes renouvelables) ont séduit MM Rambaud et ... >> Lire la suite |
Grâce aux efforts acharnés de Samy Barthel, la nouvelle version du site Web est maintenant en ligne. Les visiteurs pourront naviguer plus facilement dans les news, et laisser des commentaires. ... >> Lire la suite |
Ce week-end du 1er Mai a été consacré à la pose d'un mât neuf. Le mât actuel datait en effet de 2003, et avait déjà pas mal de milles et de souffrance à son actif. Afin de réduire les risques... >> Lire la suite |
Pour le week-end de Pâques, pas de répit ! Guillaume nous a préparé un parcours côtier de 70 milles. Avec des vents modérés à faible, cela signifie 20 à 30 heures de navigation donc au moins une nu... >> Lire la suite |
Du samedi 10 au lundi 12 Février, entraînement au CEM (Centre d'Entraînement Mediterranée) et test des deux nouvelles voiles (un génois et un gennaker). Samedi, ça soufflait fort. Nous avons ... >> Lire la suite |
Avec des courses remplies dès le premier jour des inscriptions, il ne s'agit pas de rater ce "premier jour", le cachet de la poste faisant foi. C'est pourquoi ce Jeudi 1er Février, a... >> Lire la suite |
Ce samedi 27 Janvier a été consacré à de l'entretien général et à une plongée en combinaison de survie pour maintenir la carène propre. Dimanche 28, nous sommes sortis à deux bateaux (avec Ri... >> Lire la suite |
Mettant à profit quelques jours de congé pendant les fêtes, j'ai réalisé un prototype de datalogger. Un datalogger, comme son nom l'indique, est un appareil qui enregistre des données : dans ... >> Lire la suite
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2007 est une année "Transat" (année impaire), ce qui est important pour les coureurs en 6,50. De surcroît, j'y serai, à cette Transat 2007! D'ici là, après ... >> Lire la suite |
Je suis inscrit à la Transat 6,50 , en liste définitive! Explications : Il n'y a que 75 places à la Transat 6,50. A date de dépôt identique, c'est le nombre de milles en cour... >> Lire la suite |
C'est reparti! YAMM est comme neuf (safran, barres, ferrures). Il est sorti du chantier de JP Magnan le mardi 14 Novembre et nous l'avons remis à l'eau le même jour. Le ... >> Lire la suite |
Remise des prix Ce soir mardi 29 Août, eut lieu la remise des prix de la course. Des moments d'émotion quand Jean-Marie Vidal a montré le fanion de Zonda (le bateau américain détruit sur... >> Lire la suite |
Bonjour à tous, Je suis bien arrivé aux Sables d'Olonne, lundi 28 Aout vers 2 h du matin.
Du point de vue sportif, mon résultat est décevant. D'autant plus que j'avais joué l'optio... >> Lire la suite |
Départ reporté d'un jour : Pendant la nuit dernière, la dépression au Sud des Açores s'est déplacée vers le Nord, contrairement aux prévisions de Météo France. Le resserrement du gradient a gé... >> Lire la suite |
Fébrilité du dernier jour : vivres frais, pleins d'eau, derniers bricolages/rangements, et surtout météo. Ca s'annonce musclé pour les premiers jours (25 noeuds, soit force 6, au près). Ca s'arrang... >> Lire la suite |
Quelques nouvelles après 4 jours de repos à Horta : Les réparations sont finies : capteur d'angle de barre tribord remplacé, drisse de tête remise en place, coulisseau de grand voile recousu, ... >> Lire la suite |
Bonjour a tous, Je suis bien arrive a Horta, ile de Faial, Acores. Sur le plan sportif : 16eme des bateaux de serie. Objectif atteint (premiere moitie des 34 bateaux de serie). Je perds 2... >> Lire la suite |
Adresse postale pour lettres et colis aux Açores Dominique BARTHEL (281) Course Les Sables Les Açores MARINA DA HORTA Cais de Santa Cruz 9900-017 HORTA PORTUGAL ... >> Lire la suite |
Les dernières nouvelles avant le départ... La journée de samedi a été essentiellement consacrée au travail de la météo et à la préparation des waypoints sur l'ordinateur, pendant que mon équip... >> Lire la suite |
La journée de vendredi a été consacrée essentiellement aux panneaux solaires (encore). Un défaut de collage de la contra-plaque inox nous a obligé à repenser toute la solution. Finalement, la solut... >> Lire la suite |
Après avec résolu la logistique de connexion Internet, voici les nouvelles de la semaine écoulée. Jeudi 27 Juillet 2006 (Avitaillement, panneaux solaires) Matinée au supermarché local à... >> Lire la suite |
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Le soleil se levera-t-il demain?Dominique, le 24 Octobre 2007 à 22:11La nuit, quand il fait noir, il est difficile de voir où le bateau va. Il y a bien sûr une boussole (un "compas" en termes marins) éclairée par une petite ampoule. En écarquillant les yeux et me concentrant dessus, j'arrive certes à maintenir le bateau sur le cap choisi à 10 degrés près. Cependant, après quelques heures de barre, la fatigue se fait sentir, et il devient de plus en plus difficile de garder précisément le cap. Dans une course en équipage, on change alors de barreur et le tour est joué. En solitaire, il est temps de se faire remplacer par le pilote automatique. Les modèles perfectionnés que nous utilisons contiennent un gyromètre, et maintiennent très précisément le cap, mieux même qu'un barreur humain si l'eau est plate et le vent stable. C'est pourquoi, presque toutes les nuits, j'utilise le pilote automatique pendant cinq à dix heures. Ca ne signifie pas nécessairement que je dors pendant qu'il barre. Selon le cas, je peux être dans le cockpit à régler les voiles ou même à pianoter sur les touches du pilote pour lui ordonner de suivre les variations du vent et de la mer. Seulement, je me décharge de la tâche d'actionner la barre pour maintenir le cap. Bien évidemment, le pilote consomme du courant électrique. C'est même mon poste principal de consommation. Les autres postes sont, en ordre décroissant, le feu de tête de mât (la nuit), l'émission VHF (selon les jours et l'envie de bavarder), le rétro-éclairage des écrans des instruments (la nuit), et enfin la consommation des instruments électroniques de navigation. A celà il faut ajouter la bouilloire électrique si je veux produire de l'eau chaude de cette façon, mais c'est vraiment pour moi la priorité la plus basse pour l'usage de l'électricité. Selon les règlements internationaux pour la prévention des abordages en mer, nous devons allumer nos feux de navigation du coucher du soleil au lever du soleil le matin suivant. Des quelques conversations que j'ai eues par radio avec des cargos qui passaient à proximité de moi la nuit, il est ressorti qu'aucun d'entre eux non seulement n'avait vu mes lumières avant que je ne l'appelle, mais encore ne les voyaient même après que je lui avais indiqué où regarder. Seule une lampe puissante braquée dans sa direction était visible. Devant cette inefficacité flagrante, il m'est donc arrivé à quelques reprises d'éteindre mes feux pour économiser le courant (*). Selon les règles de course, nous devons de plus rester en écoute permanente sur la radio VHF. Je n'ai dérogé qu'une nuit à cette règle, après avoir prévenu l'autre concurrent dans le voisinage pour qu'il ne s'inquiète pas en cas de non-réponse à ses appels. Ma réserve d'électricité (deux batteries de 100Ah chacune) couvre mes besoins pendant environ 4 jours et nuits. J'ai décidé de conserver une batterie (la moitié de la réserve) pour les situations critiques, et donc de n'utiliser qu'une batterie dans les cas ordinaires. Je vise donc à reconstituer ma réserve d'électricité tous les jours, ou au pire tous les deux jours, en situation normale. Quelles seraient les conséquences d'une pénurie d'électricité ? La plus grave est que je ne peux plus utiliser le pilote automatique. Je suis donc astreint à barrer moi-même, toute la journée et toute la nuit. Puis à affaler les voiles et arrêter le bateau pour dormir un peu, avant de m'enchaîner à nouveau à la barre. Je passerais donc d'une situation de choix et maîtrise de ma course à une situation de quasi-survie. Ma production d'électricité est essentiellement par panneaux solaires. Dans la journée, quand le temps est mitigé, il semble toujours que les nuages s'amassent au-dessus de ma tête, alors les zones de ciel clair s'éloignent à mesure que je progresse sur ma route. Le régatier en moi préfère les nuages, qui apportent sous leurs franges un renforcement du vent, mais le logisticien rappelle alors que la route est longue, et que rien ne sert de courir si cela compromet les chances d'arriver à Salvador de Bahia. C'est pourquoi chaque nuit, alors que la consommation électrique est maximale, que la production est nulle et que je m'inquiète de voir la jauge descendre, je me repose, dans un but certes beaucoup plus pragmatique, la fameuse question de Hume : "le soleil se lèvera-t-il demain?" Je lève alors les yeux au ciel et estime mes chances de soleil pour le lendemain. Que les étoiles brillent au firmament, je suis alors confiant et laisse le pilote barrer un peu plus que strictement nécessaire, ou dans un mode plus vigoureux et précis, pendant que je me concentre sur les réglages de voile, sur les prévisions météo ou sur la navigation à la table à carte. Qu'un halo voile les étoiles, ou pire encore, que le ciel soit uniformément sombre, j'anticipe sur une journée nuageuse ; je reprends la barre dès que possible et je commence à réduire ma consommation en utilisant la panoplie des moyens que j'ai prévus et répertoriés. Bien sûr, la corrélation entre la couverture nuageuse d'une nuit et celle du jour suivant n'est pas parfaite. Plus d'une fois, j'ai économisé anxieusement toute la nuit, et en milieu de journée suivante le ciel s'est déchiré, des torrents de lumière ont inondé les dalles bleu sombre de mes panneaux solaires et l'aiguille de l'ampèremètre, véritable juge de paix de la recharge électrique, s'est cabrée pour atteindre les repères 7, 8 ou même 9 ampères, pour le soulagement immédiat du skipper. A l'inverse, concluant des nuits à la voûte étincelante, souvent des bandes opaques envahissent l'orient rougeoyant. J'encourage alors mon champion, l'astre solaire, à se lever promptement et à prendre de vitesse et de hauteur ces cohortes ennemies. Mes supplications prennent alors une ardeur proportionnelle à la gabegie énergétique dont je m'accuse d'avoir été coupable la nuit précédente. Cette dépendance directe au Dieu Soleil semble relever d'un autre âge et d'une autre civilisation. C'est cependant la condition dans laquelle je me suis volontairement plongé en faisant ce pari de réussir ma traversée en course à l'aide d'énergies puisées dans l'environnement uniquement. Dominique * Entre concurents de la Transat, il en va évidemment tout différemment, puisque nous observons l'horizon depuis l'extérieur de notre baateau dans le noir quasi-absolu, et non pas derrière les vitres plus ou moins propres d'une passerelle éclairée. Typiquement, j'ai décèle facilement un voilier à 5 milles par beau temps, et son feu est encore perceptible comme une faible lueur sur l'horizon à 10 milles (20 kilomètres). 
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