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Presque une transatlantique Cette course a été pour moi la répétition générale d'une transatlantique, avec deux étapes d'une dizaine de jours chacune, un plan d'eau grand ouvert et un véritable travail personnel de météo. Elle a confirmé les acquis et souligné les améliorations à apporter avant la Transat 2007. Une gestion prudente des risques La flotte quitte les Sables d'Olonne le 30 Juillet 2006 dans du vent d'Ouest. Elle traverse au près deux fronts très actifs dans le Golfe de Gascogne. Plusieurs concurrents abandonnent, alors que je ne déplore qu'une seule avarie mineure. A partir de la pointe d'Espagne, le vent est portant et la mer bien formée : je découvre avec prudence les interminables surfs sur la longue houle, qu'on ne voit pas en Méditerranée. Alentours, quelques concurrents trop audacieux abandonnent la course pour cause d'avarie et regagnent le Portugal avec des moyens de fortune. |
Ma drisse de spi en tête de mât casse à cause d'une usure que je n'ai pas assez surveillée : voici une leçon que je n'oublierai plus ! Un empannage involontaire fauche une bastaque, je m'en tire avec une grande frayeur et quelques heures de bricolage. Pour arriver aux Açores, nous contournons l'anticyclone, où le vent faiblit. Ne pouvant plus utiliser mon grand spi, je perds quelques places au classement mais finis tout de même 16ème sur 34 bateaux de série, ce qui reste conforme à mes objectifs pour cette course. La fortune du sort Au retour, je contourne l'anticyclone par le Nord-Ouest et prends de vitesse toute la flotte encalminée. Malheureusement, je heurte de nuit un objet flottant dans l'eau : mon safran bâbord est arraché et le bateau prend l'eau, à 1100 milles des Sables d'Olonne. Je termine néanmoins la course, sans assistance extérieure, huit jours plus tard. J'ai beaucoup appris sur le comportement de mon bateau privé d'un safran, ainsi que sur ma capacité à gérer une avarie importante. |
