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Le double défi du skipperTraverser l'atlantique à la voile et en solitaire représente pour moi un projet exaltant et d'envergure que je prépare depuis 2004. M'engager à n'utiliser que des énergies renouvelables pour la production d'électricité à bord, voilà le défi supplémentaire que je souhaite relever. Imaginer que, lorsque mon sillage se referme, l'équilibre de la Terre n'ait pas été modifié, me séduit. Par une réflexion sur les usages et une optimisation des circuits de consommation et de production d'électricité, je fais le pari de finir la prochaine Transat 6,50 en utilisant uniquement des énergies renouvelables, à l'exclusion de tout carburant fossile, pour la production d'électricité. La prochaine course aura lieu en septembre 2007, date à laquelle elle fêtera ses trente ans d'existence. Elle constitue le point d'orgue de mon programme d'entraînement.
La Transat 6,50Créée en 1977, il s'agit d'une des dernières grandes aventures à la voile accessible à un amateur. Objectif : encourager la pratique de la course au large sur des voiliers de 6,50 mètres de long dans une simplicité de moyens (humain et financier). Un parcours de 4200 milles (7800km)De La Rochelle à Salvador de Bahia au Brésil, le parcours comporte deux étapes avec dix jours de navigation jusqu'à Funchal (Madère) et vingt jours de Funchal à Salvador de Bahia. |
Une météo de caractère
Au cours de ces deux étapes contrastées, les choix météo redistribuent les cartes plusieurs fois le long du parcours. Indépendamment du potentiel de vitesse du bateau, réussir un " sans-faute météo " constitue un pari difficile mais extrêmement bénéfique au classement De La Rochelle à Funchal (Madère)
De Funchal à Salvador de Bahia (Brésil)
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Une technicité considérableUn voilier est une machine à capter l'énergie mécanique du vent et à glisser à la surface de l'eau. La maintenir en état et la faire fonctionner au mieux de sa performance est une science autant qu'un art. Le choix de la route à suivre à travers l'océan pour exploiter au mieux la non homogénéité spatio-temporelle du champ de vent et de vagues nécessite des compétences en météorologie, prévision et routage. Une gestion délicate de l'énergieUne autre forme d'énergie, l'électricité, est nécessaire pour alimenter les instruments du bord. Elle doit être produite localement à partir d'autres sources d'énergie. J'ai choisi de produire mon électricité uniquement à partir d'énergies renouvelables, en excluant le traditionnel groupe électrogène. La conception, l'installation, la maintenance et l'optimisation du fonctionnement des mécanismes de capture, de transformation, de stockage et de consommation d'énergie requièrent des compétences en électricité, en électronique et en mécanique. Lire les détails sur la gestion de l'énergie à bord |
Une autonomie avéréeLes courses excluent toute assistance en mer et toute communication longue distance. Pas de téléphone satellitaire et donc pas de conseils du " météorologue/routeur " en cas de situations imprévues, pas de recommandations de l'architecte du bateau en cas d'avarie, pas de conversations avec les amis et la famille en cas de baisse de moral. Pas non plus d'interviews de journalistes. Ce que la course perd en " directs ", elle le gagne en authenticité avec des phrases recueillies au hasard des rencontres au milieu de l'océan et à l'arrivée. Le trait d'union Nord-SudSymboliquement, le parcours de la Transat 6.50 représente un trait d'union Nord-Sud. L'arrivée de nos machines sophistiquées à Salvador de Bahia est marquée habituellement par un don de jouets, de vêtements et de matériel scolaire à une école publique locale. Notre séjour, celui de nos amis et de notre famille à Salvador, après l'arrivée, constitue aussi un soutien modeste à l'économie locale. Je suis personnellement sensible au commerce équitable et aux investissements éthiques. |