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Panneaux d'affichage 4*3m 150 panneaux, La Rochelle et périphérie,
Sept-Nov 2005 Annonces presse 2 pages quadri dans les magazines spécialisés Tiré à part 10 000 exemplaires distribués aux salons
nautiques et La Rochelle Communiqués de presse 11 avant le départ, puis 1 par jour pendant la
course (total 64), à destination de: Agence de presse : 57 ; Économique :
100 ; PQR : 369 ; Spécialisée : 76 ; Sport : 36 ; TV/radios : 344 ; Femme
: 54 ; Tourisme : 21 ; Divers : 36 Conférence de presse A l'Ambassade du Brésil à Paris le 29 juin 2005 Accréditation presse 71 journalistes accrédités dont 23 étrangers. Actions de communication et presse lors de la Transat 6.50 édition 2005 Télévision Plus de 96 sujets sur la course (hors rediffusion) Radio 158 passages, et sujets quotidiens sur France
Bleu La Rochelle et Alouette FM. Presse écrite Plus de 1000 sujets répartis en Presse Quotidienne
Régionale : 684 ; Presse spécialisée : 18 ; Presse économique et divers
Grand Public : 115 ; Presse
internet généraliste: 194 De plus, articles quotidiens sur les sites
www.courseaularge.com ; www.adonnante.com ; www.seasailsurf.com Hors France Nombreuses retombées dans les pays originaires des
skippers étrangers soit Angleterre (Yachts and Yachting, Dailysail.com,
Yachting World...) ; Singapour ; Autriche/Allemagne (Yachts...) ;
Slovénie ; Espagne ; Belgique et Italie. Site Web Transat 6.50 7 milllions de pages lues, 700 000 visites Production images TV Trois faisceaux (Départ de la Charente-Maritime, arrivée
étape Lanzarote et arrivée Salvador de Bahia) ont été envoyés à
destination du Serte de Paris et d'IV3. Production photos Un photographe de l'organisation a fourni aux médias
des photos libres de droit, téléchargeables sur le site Web de la course. Retombées communication lors de la Transat 6.50 édition
2005
Diffusion d'un 26' documentaire
sur Planète Thalassa
Diffusion d'un 26' chronologique sur Sport +, TV Breitz, Eurosport.
Anciennement « Mini-Transat »,
Le
8 octobre 1977, Salmon est le plus heureux des hommes. Il a gagné son pari. Il
s'élance avec 23 autres marins de Penzance (Royaume-Uni). Direction Antigua,
via Ténérife aux Canaries. A cette époque pas de bateau suiveur. Pas de comité
d'accueil à l'arrivée. Pas de presse. Le regretté Daniel Gilard, premier
vainqueur en 38 jours (devant Kasmiez Jaworski et Halvard Mabire) raconte dans
son livre " Petit Dauphin sur la peau du diable " (Editions Julliard)
: " Risquer de couler, se brûler au soleil, traverser l'Atlantique pour
gagner un os, même un chien famélique ne l'aurait pas fait. Aucun de nous, pour
de l'argent, pour beaucoup d'argent ne l'aurait fait. Mais pour la beauté du
geste, par amour de la voile et des jolis bateaux, nous avons tout accepté. Je
crois qu'aimer la mer, c'est ça ". Ils étaient 23 au départ. Ils seront 19
à franchir la ligne d'arrivée. Une classe vient de naître. Ces " fous de
la mer " vont raconter leur expérience. Leur vie durant cinq à six
semaines. La peur, le courage, la joie d'avoir gagné. Car, à l'instar d'un
cycliste qui termine Paris-Roubaix ou d'un marin qui boucle un Vendée Globe, il
n'y a que des vainqueurs à l'arrivée d'une Transat 6,50!
Deux
ans plus tard, ils sont 32 au départ dont trois " anciens " Jean-Luc
Van Den Heede, Daniel Gilard et Bob Salmon. Des petits jeunes apparaissent :
Lionel Péan et Loïck Peyron, mais c'est un Américain, Northon Smith, qui
l'emporte devant VDH et Gilard. Le temps de ce dernier est abaissé de six
jours. VDH, aujourd'hui encore, avoue son amour pour cette épreuve : " En
dehors des tours du monde, je ne connais pas une course aussi extraordinaire.
Il y a autant de vainqueurs possibles que de marins au départ. Sportivement
parlant, je préfèrerais gagner une Transat 6,50 qu'une Route du Rhum !"
1981.
" Irène " joue un tour de chien aux 25 partants. " Irène "
n'a rien d'une sirène, c'est un cyclone dont la queue frappe et décime la
flotte lors de la 1ere étape. Jacques Poignon s'impose devant Vincent Levy et
Eric Lecotelley, mais le héros malgré lui est le Canadien Steve Callaghan. Deux
jours après le départ des Canaries, son bateau coule. Il passe 56 jours dans
son radeau de survie se nourrissant de poissons avant de s'échouer aux
Antilles...
Record
d'engagés battus en 1983 : 42 bateaux se pressent pour la dernière fois dans le
port de Penzance pour un trajet identique à ses devancières. Mais le règlement
change. Désormais les équipages en double sont acceptés. Une formule qui plaît.
Ils représentent un tiers du peloton. Apparition également des haubanages en
kevlar et des ballasts mobiles. L'amateurisme de la première édition prend un
coup de vieux. Cependant l'esprit reste le même. Stéphane Poughon se montre le
plus rapide. Il bat même le record de Norton Smith de 18 heures.
En
1985 l'organisation passe aux mains des Français. Le parcours est modifié. Le
départ est donné de Brest. Après l'escale de Ténérife, l'arrivée s'effectue à
Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. C'est l'année des innovations. Le Coco, voilier
de série, fait son apparition. Mais le futur vainqueur, Yves Parlier va plus
loin. Il s'est construit son propre prototype. Quand il s'amarre au port de
Brest, on le prend pour un fou. Son mât est en carbone. Le premier de
l'histoire. Les haubans sont en kevlar. Les safrans et leurs fourreaux sont
aussi en carbone. Le tableau arrière du pont est en nid d'abeille sandwich
kevlar-carbone : " Je l'avais préparé à chaud sous presse dans le Jura. Je
l'avais ensuite transporté sur le toit de la 205 de ma femme. Une expédition
... ". Yves remporte la première étape, mais pour un sombre parcours
côtier non effectué il est pénalisé de 12 heures. La seconde étape, sur
Fort-de-France, est une formalité. Il termine 69 heures devant le deuxième et
remporte le général. " Cette transat a été un véritable tournant dans ma
carrière. J'ai démontré mon avance en matière météo sur mes rivaux. Elle m'a
surtout donné confiance pour le solitaire. "
Le
podium de l'édition 1987 laisse rêveur. Gilles Chiorri l'emporte devant Laurent
Bourgnon et Isabelle Autissier. Isabelle s'impose à Ténérife. L'aîné des
Bourgnon, sur un Coco face aux protos, fait de même à Fort-de-France
(Martinique). Chiorri est, à ce jour encore, le seul vainqueur à ne pas avoir
enlevé une étape. La course s'est déroulée sur un rythme effréné. Le record de
Parlier est battu de 38 heures et Gilles, beau vainqueur, a parcouru la
distance à 5,52 nœuds de moyenne. Laurent Bourgnon garde un souvenir
impérissable de cette transat : " c'est la vraie voile, celle que j'aime.
Elle est accessible à tous ... ".
En
1989 la Transat part pour la seconde fois de Concarneau avec une nouveauté :
seuls les bateaux de série sont autorisés à naviguer avec deux équipiers.
Philippe Vicariot, futur grand Figariste, passe sous la barre des 29 jours de
mer.
Nouveau
record de participation en 1991. Ils sont 68 à s'élancer de Douarnenez. Si
Damien Grimont l'emporte, la curiosité de cette année vient du 4e de l'épreuve,
vainqueur de la seconde étape, un certain Michel Desjoyeaux. Le lauréat
(depuis) du Vendée Globe, de la Route du Rhum et de la Transat Anglaise raconte
: " ces bateaux sont de véritables laboratoires. Moi, cette année-là,
j'avais expérimenté une quille pendulaire et le bout-dehors orientable.
Désormais, tous les Minis en sont équipés. Cette transat est presque un point
de passage obligé dans une carrière. "
Charivari
en 1993. Le départ de Brest est musclé. La météo oblige les organisateurs à
annuler la première étape et à convoyer les bateaux à Madère, lieu de l'escale.
La seconde étape Madère - Saint Martin est la plus rapide de l'histoire.
Thierry Dubois s'impose chez les protos, à près de 8 nœuds de moyenne.
Vancutsen gagne en série.
Ce
que Laurent n'a pu réussir, Yvan Bourgnon va le faire en 1995. Il s'impose
largement à Funchal avant de souffrir entre Madère et Fort-de-France. A
l'arrivée, il précède Thierry Fagnent de 1 heure et 17 minutes, le plus petit
écart de l'histoire. Sur le podium, à la 3e place, un petit jeune : Bernard
Stamm. En série Erwan Grouhel triomphe. Yvan Bourgnon se remémore : " tu
es seul face à l'océan. Là, pas de contact radio permanent. Tu ne peux pas
appeler maman. Si tu veux aller au bout de toi-même, c'est la course qu'il te
faut. Quand tu la termines - à fortiori quand tu as la chance de la gagner ! -
tu peux voir plus loin. Cette transat reste mon plus beau souvenir ".
Les
Transat 1997 et 1999 sont marquées par le double exploit de Sébastien Magnen,
seul vainqueur à deux reprises de l'épreuve. Sébastien s'impose au terme d'une
route Brest-Ténérife-Fort-de-France devant Thomas Coville, puis deux ans plus
tard à Rivière Sens (Guadeloupe) après un départ de Concarneau et une escale à
Lanzarote. En 1997, une jeune anglaise découvre aussi le grand large en la
personne d'Ellen MacArthur : " c'est elle qui m'a donné le goût du large.
Je n'oublierai jamais. "
2001
marque également l'histoire de la Mini via le changement d'organisateur, le
Grand Pavois Organisation. La Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia inaugure un
nouveau parcours, Fort-Boyard - Lanzarote - Salvador de Bahia, avec le
franchissement du fameux Pot au Noir. C'est l'année de l'exploit de Yannick
Bestaven. Il s'impose au terme des deux étapes. Il garde un souvenir ému de ce
doublé : " une victoire dans la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia ne te
fait pas connaître du grand public, mais dans le milieu elle te donne un galon.
C'est une transat difficile. Elle est longue, épuisante... Tu cours dans des
conditions précaires, sans météo. Tu es seul face à toi-même. "
Sensations
que va connaître Armel Tripon en 2003. Le Français a su parfaitement gérer sa
course. Les favoris, soit l'Américain Jonathan McKee et Samuel Manuard,
démâtent à quelques encablures de l'arrivée et doivent abandonner. Armel glisse
en grand vainqueur dans la baie de Tous les Saints devant Richard Mérigeaux et
l'Espagnol Alex Pella. En série Erwan Tymen devance David Raison et David
Sineau alors que Michel Mirabel (2e en 95 et 97) se met sur les rochers à deux
milles de l'arrivée ...
L'édition
2005 est marquée par des conditions météorologiques exceptionnelles. Après un
départ musclé, la première étape est avalée entièrement au portant en 6 jours
avec une moyenne de 8 noeuds pour les premiers. Dans la seconde étape, le Pôt
au Noir s'efface devant le peloton de tête, leur permettant de terminer en 18 jours
à une vitesse moyenne supérieure à 6 noeuds. Corentin Douguet remporte
l'épreuve, suivi de l'Espagnol Alex Pella.
Chaque
édition apporte son lot de surprises, de révélations, d'aventures et
d'histoires hors du commun ...
Soixante douze skippers, onze nationalités...
La Transat 6,50
Charente-Maritime / Bahia est-elle victime de son succès ? En 2005, ils
étaient soixante-douze skippers au
départ (le maximum autorisé), répartis entre les unités prototypes et les
bateaux de série. Ils auraient pu être cent, tant cette transatlantique en
solitaire, hors du commun attire, comme un aimant, amateurs et semi pros. Mais,
pourquoi est-elle hors du commun ? Explications...
Presque
30 ans ! Vingt-huit ans après la création de l'épreuve, la 15e édition de la
Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005 est partie le samedi 17 septembre du
pied de Fort Boyard, symbole historique et médiatique de la Charente-Maritime,
en direction de Salvador de Bahia (Brésil). Ex Mini-Transat, cette épreuve
désormais mythique réunit tous les deux ans des skippers de tous horizons,
petits, grands et futurs grands dans un esprit fait de solidarité, d'entraide
et de respect et ce, toutes nationalités confondues !
Un
homme, un bateau, l'océan...
"
Affronter l'Atlantique sur une coque de noix " est la bonne image. Daniel
Gilard, premier vainqueur de cette transatlantique hors norme sur son Petit
Dauphin, ne savait pas vraiment ce à quoi s'attendre quand il suivit l'idée de
Bob Salmon en 1977. Mais le défi est bien réel et la Mini-Transat d'alors va
acquérir ses lettres de noblesse au fil des éditions sous le vent des Route du
Rhum, Transat Anglaise et autres Vendée Globe. Course en solitaire sans
assistance extérieure, bateau de 6,50 mètres de long et océan Atlantique sont
donc les trois ingrédients de cet incroyable plat maritime servi avec une
escale aux Canaries. Et la formule n'a pas changé d'un mille aujourd'hui,
témoin cette phrase de Daniel Gilard, extraite de " Petit Dauphin sur la
peau du diable " (Editions Julliard) : " Bob Salmon a scindé
l'épreuve en deux étapes. La première, dite sélective, doit permettre aux
solitaires qui ne se sentent pas suffisamment aguerris physiquement, moralement
et techniquement, de pouvoir renoncer, abandonner, rentrer chez eux sans
éprouver de honte ni de déshonneur. "
Du
monde entier...
Fascinés
par cette classe à nulle autre pareille, ils sont de presque tous les âges,
jeunes ou moins jeunes, hommes et femmes. 40 années séparent le plus jeune
cette année soit Hugo Ramon (qui aura eu 20 ans quelques jours avant le départ
!) de Bernard Morin qui affichera ses 60 printemps... Côté filles, elles furent
quatre à prendre le large avec Isabelle Joschke, Marine Chombart de Lauwe,
Alexia Barrier et Elaine Chua (Singapour). Cette course à portée de bourse du (presque
!) commun des marins attire irrésistiblement et cette année onze nations sont
représentées parmi lesquelles des nouveaux venus comme l'Autriche, Singapour,
la Slovénie et des " rituels " Anglais, Irlandais, Suisses,
Espagnols, Italiens et des Français bien entendu.
A
chacun sa course...
Rêve
de victoire pour certains mais rêve de traverser l'Atlantique pour tous ! Et si
la mentalité du " Un pour tous, tous pour un " est bien le quotidien
des Ministes, chacun y va de ses objectifs. Bateau optimisé pour la gagne pour
quelques favoris, d'autres larguent les amarres pour vivre l'aventure d'une
vie. Et à l'image d'un Benoît Parnaudeau, d'une Anne Liardet ou d'une Karen
Leibovici larguant les amarres d'un Vendée Globe dans l'idée de boucler sa
circumnavigation, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia est bien l'école
primaire de l'humilité et de la franchise et ce, vis-à-vis de ses proches comme
de soi-même. Aussi, pour beaucoup il s'agira d'une grande première. Pour
d'autres d'un nouveau défi. Certains, en effet, avaient juré qu'on ne les y
reprendrait plus. Et les voilà, une seconde fois, en Charente-Maritime avec
devant eux, plus de 4 000 milles de heurts, de malheurs mais aussi de très
grands moments de joie. Ces nuits étoilées, ces surfs à plus de 15 nœuds qui
font oublier une fois la ligne franchie les galères, les heures, voire les
jours, englués dans ce fameux Pot au Noir ou dans des systèmes de transition
placés, comme par hasard, au-dessus des mâts de certains...
Un
aspirateur à talents...
Tous
y sont passés et tous le reconnaissent : cette transatlantique est bien la
porte d'entrée dans le monde de la course au large. Vaste entonnoir et
aspirateur à talents, cette course est placée sous l'adage du "Passe ta
Mini d'abord !" et ensuite on verra... Il faut dire que les prédécesseurs
sont d'illustres gaillards et il suffit de plonger la tête dans la liste des
inscrits pour attraper le tournis. Isabelle Autissier, Catherine Chabaud, Ellen
MacArthur, Anne Liardet, Karen Leibovici, Yves Parlier, Jean-Luc Van Den Heede,
Michel Desjoyeaux, Thierry Dubois, Loïck et Bruno Peyron, Yvan et Laurent
Bourgnon, Patrice Carpentier, Sébastien Josse, Thomas Coville, Jacques Caraës,
Lionel Lemonchois, Luc Bartissol, Halvard Mabire, Lionel Péan, Didier
Munduteguy, Benoît Parnaudeau, Marc Thiercelin... Ils sont tous là ! "Sur
l'eau, j'ai pris conscience de la vraie solitude car j'étais privé de moyens de
communication. A l'arrivée, je me suis rendu compte que je m'étais débrouillé
en vrai solitaire, que j'avais fait marcher le bateau sans me poser de
question. On devient dur au mal... et barjot" dixit un certain Thierry
Dubois, vainqueur en 1993 sur Amnesty International.
Un parcours à rebondissements !
Selon
le précepte bien connu " on ne change pas une équipe qui gagne ", les
organisateurs de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia conserve, pour cette
édition 2007, le parcours d'une course qui a pris une nouvelle dimension en
2001 en partant de France pour rallier le Brésil. En Septembre 2007, ils seront
ainsi 72 monocoques à s'élancer au pied du Fort Boyard avec pour destination
Salvador de Bahia, via une escale à Puerto Calero (Lanzarote - Canaries). Soit
plus de 4 000 milles de mer qui en font la plus longue transatlantique en
solitaire de l'histoire.
Une météo à fort
caractère...
Pas
facile de sortir son étrave du jeu car la météo sur ce parcours long de 4 250
milles est des plus variées et l'image de l'entrée dans les alizés pour se
laisser ensuite glisser est définitivement hors-jeu ! En effet, première étape
: la traversée du golfe de Gascogne -soit dégolfer comme l'on dit- qui n'est
jamais chose aisée. Si les coups de vent d'ouest/sud-ouest mi-septembre sur la
façade Atlantique ne sont pas monnaie courante et sont moins fréquents qu'en
hiver, il est impossible de les exclure. Donc, qu'on se le dise : haute
variabilité des conditions météo à cette période de l'année pour les 400
premiers milles de course. Mais il reste que doubler le cap Finisterre (pointe
nord-ouest de la péninsule Ibérique) est toujours une forte expérience. Plateau
continental qui remonte générant une mer pouvant être forte, rail des cargos
qui affleure la côte, hauteur de la terre qui perturbe les flux d'air, flotte
de pêcheurs omniprésente, le cap Finisterre est une marque de passage importante
et la porte d'entrée -normalement- vers des allures portantes...
Portugal et Canaries ...
Le
vent de nord doit logiquement être au rendez-vous le long des côtes du
Portugal. On sort les grandes voiles d'avant et on essaye de gagner à pleine
vitesse dans le sud. Faut-il glisser près des côtes ou légèrement décalé au
large ? A chacun son choix sachant qu'ici il faut gérer le sommeil, la fatigue
et la vitesse du bateau. Il faut aussi éviter de planter violemment l'étrave
dans la houle sous peine de casser du matériel, comme de partir en vrac, spi
dans l'eau, bateau couché... Petite zone de transition ensuite pour récupérer
les alizés de nord-est le long des côtes marocaines. Faut-il également aller
jouer près des côtes africaines ou au large ? A chacun son avis sachant que
l'alizé peut avoir quelques nœuds de plus à quelques milles près... Choix
cornélien d'autant que l'atterrissage sur Lanzarote, première île dans l'est de
l'archipel des Canaries, n'est pas facile que l'on arrive de jour ou de nuit.
Un vent perturbé n'est jamais à exclure et peut préserver quelques dernières
surprises... Fin de la première étape.
Cap sur l'équateur...
Des
Canaries jusqu'au Cap-Vert puis jusqu'aux prémices du Pot au Noir, c'est
logiquement une grande glissade dans les alizés de nord-est. Attention à cet
alizé qui peut grimper dans les tours et afficher un bon Force 6. Gestion du
matériel et du dévent des îles lorsque l'on traverse l'archipel capverdien
situé à 500 km des côtes sénégalaises. Faut-il traverser ou soigneusement
contourner l'archipel ? Chasseurs de record autour du monde ou coureurs du
Vendée Globe, tous se posent la même question ! Attention aussi entre le
Cap-Vert et le Pot au Noir où des perturbations tropicales peuvent s'installer
avec des grains orageux au rendez-vous.
Le Pot au Noir...
Cette
zone de transition entre les alizés de l'hémisphère Nord et ceux de
l'hémisphère Sud est un véritable "pot pourri" de conditions météo.
Comment trouver concentré sur quelques milles de largeur un panel complet de situations
de navigation ? En allant traverser la Zone de Convergence Intertropicale !
Calmes stressants avec observation du ciel sous un soleil de plomb pour seule
occupation ? Ou gestion en catastrophe d'un grain orageux avec des hectolitres
d'eau qui tombent du ciel et un vent tournant qui s'installe à 40 nœuds ? Ici,
tout est possible ! Nerfs mis à vif et réactivité sollicitée sont ici le lot
quotidien des solitaires, sachant qu'un bon passage du Pot au Noir peut faire
se gagner ou se perdre une course.
Les alizés de sud-est et Salvador de Bahia...
Il
faut ensuite récupérer les alizés de sud-est qui s'installent progressivement
dès la sortie du Pot au Noir. Zone de transition à gérer où les réglages sont
omniprésents. Car le but de la manœuvre est simple : plus on glisse vers le
sud-ouest, plus on touche des vents réguliers et plus on gagne sur la route.
Cependant, plonger dans le sud quelques milles pour tenter de toucher le vent
plus tôt peut être également une tactique payante... Aussi, il faut aller vite
à ce moment précis de la course, le vent vient de la gauche, les bateaux
puissants sortent ici leur épingle du jeu et gagnent rapidement des milles dans
la bonne direction. L'atterrissage ensuite sur les côtes Brésiliennes n'est pas
de tout repos... Vent perturbé, bancs de sable piégeux, pêcheurs nombreux et
mal signalés, la délivrance ne se fait qu'en vue de la ligne d'arrivée dans la
Baie de tous les Saints.
Repères
Parcours = Fort-Boyard /
Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) / Salvador de Bahia (Brésil)
Nombre de milles à parcourir
= 1 350 milles entre Fort-Boyard et Puerto Calero et 2 900 milles entre Puerto
Calero et Salvador de Bahia soit 4 250 milles au total.
Nombre de kilomètres = 7 871
km
Départ de Fort Boyard =
mi-Septembre 2007
Arrivée prévue à Puerto
Calero (Lanzarote-Canaries) = 10 à 13 jours plus tard
Date départ de Puerto Calero
(Lanzarote-Canaries) = début Octobre 2007
Arrivée à Salvador de Bahia
(Brésil) = 18 à 25 jours plus tard
Temps forts première partie =
Traversée du golfe de Gascogne; Descente le long des côtes du Portugal;
Approche de l'archipel Canarien et atterrissage à Puerto Calero
Temps forts deuxième partie =
Descente vers les îles du Cap-Vert dans les alizés de nord-est; Approche de
l'archipel Capverdien; Dépressions tropicales entre le Cap-Vert et le Pot au
Noir; Entrée dans le Pot au Noir; Négociation de la ZCIT (Zone de Convergence
Intertropicale); Traversée de l'équateur; Entrée dans le système des alizés de
sud-est côté hémisphère Sud et approche de Salvador de Bahia.
Quelques
points de règlement...
Comme
toutes les épreuves de la Classe Mini, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia
vise à encourager la pratique de la course au large sur des voiliers de 6,50
mètres de long. Ces courses ont en effet pour objet de favoriser l'étude et le
développement des Minis 6,50 pour améliorer la sécurité de ces petits voiliers
monocoques tout en leur permettant d'accéder à la haute mer et d'améliorer
leurs performances. Les épreuves qualificatives ont pour rôle de favoriser
l'acquisition du sens marin et de responsabiliser les équipages, de privilégier
la sportivité et la solidarité entre les coureurs.
Autonomes... Les bateaux prenant le départ de la Transat 6,50
Charente-Maritime/Bahia doivent être entièrement autonomes. Les skippers ne
peuvent compter que sur eux-mêmes pour effectuer le parcours. Ils doivent
pouvoir faire face à toute fortune de mer et être capables de regagner un port
par leurs propres moyens. Les participants sont répartis en deux catégories :
Prototype et Série. Ces catégories donnent lieu à deux classements. Aucun
routage n'est autorisé et chaque concurrent signe une déclaration sur l'honneur
l'engageant à respecter cette règle. Les équipements d'aide à la navigation
électronique ou informatique sont strictement interdits sauf le pilote
automatique, le GPS et la girouette-anémomètre. De même qu'aucun ravitaillement
ou contact physique avec un autre bateau ne peut avoir lieu en mer pendant
l'épreuve. Chaque bateau doit être équipé d'un poste-émetteur-récepteur VHF
fixe d'une puissance d'antenne de 25 watts. Toute assistance radio particulière
à un concurrent, autre que médicale, est interdite.
Dans
l'ordre... Les inscriptions sont
strictement prises en compte dans l'ordre des dates de qualification et de
réception des dossiers. Pour être définitivement inscrits, tous les concurrents
doivent avoir effectué leurs parcours de qualification et satisfait aux
contrôles de sécurité qui précèdent le départ.
2
000 milles... Le processus de
qualification de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia a été mis en place
suite à l'édition 1999 de l'épreuve, qui a vu près de la moitié de la flotte
abandonner. L'objectif est simple : permettre aux candidats de prendre
conscience à la fois de leur véritable niveau technique et de leur capacité
psychologique à la navigation en solitaire. Ainsi pour être qualifié à la
Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005, le couple bateau/skipper doit
parcourir 2 000 milles, dont 1 000 milles en course et 1 000 milles hors
course. Si ces conditions ont été remplies auparavant, le couple skipper/bateau
doit participer à au moins une des épreuves de qualification de la saison 2005.
Les concurrents ayant déjà fini une Transat 6,50 et n'ayant pas changé de
bateau sont dispensés de la partie qualificative hors course, mais doivent
participer à au moins une des épreuves du calendrier Mini 2005. Le site
Internet de la Classe Mini pour plus de renseignements : www.classemini.com
Le
positionnement des bateaux... Une
balise Immarsat D+ est embarquée sur chaque bateau participant à la Transat
6,50 Charente-Maritime/Bahia. L'Inmarsat D+ est une balise de positionnement,
elle ne se substitue pas à la balise de détresse que chaque concurrent doit
avoir à bord. La balise Inmarsat D+ est totalement autonome et est en mesure de
donner la position du bateau plusieurs fois par jour pendant la durée de la
course. Les informations obtenues permettent d'établir deux fois par jour un
classement des bateaux par rapport à l'arrivée. Ces informations sont mises en
ligne sur le site Internet de la course donnant à chacun l'occasion de suivre
la progression de la flotte ou d'un bateau en particulier. La balise Inmarsat
D+ offre en plus la possibilité à chaque skipper d'informer la direction de
course de la nature des problèmes qu'il rencontre en actionnant un des trois
boutons codés. En cas de déclenchement d'un appel et sur les instructions du
directeur de course, l'un des six bateaux accompagnateurs fera route pour
porter assistance au skipper ayant déclenché l'appel.
De
nouvelles mesures de sécurité... La
Classe Mini a adopté des nouvelles mesures visant à accroître le degré de
sécurité des concurrents. Ainsi, tous les inscrits devront avoir effectué un
stage de survie comprenant une formation théorique (règles de sécurité,
secourisme, moyens de secours pouvant être mis en œuvre, procédures
d'intervention, matériels de sécurité...) mais aussi une formation pratique
comme la connaissance et l'utilisation du matériel de secours.
Les bateaux
Deux
catégories de bateaux participent à la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia
2005. Fabriqués sur mesure et à l'unité, les Prototypes ont investi la scène
depuis la première édition en 1977. Et si Petit Dauphin, premier vainqueur,
était un Serpentaire de série, le classement scratch est trusté maintenant par
ces customs de 6,50 mètres signés d'architectes connus ou de skippers en passe
de le devenir ! " C'est le concours Lépine flottant ". En une phrase,
Marc Thiercelin a résumé ce que sont les 6,50 mètres.
Petits
mais puissants...
De
petits monocoques laboratoires dont toutes les innovations qui aujourd'hui font
les beaux jours des 60 pieds Open ont été testées à un moment ou l'autre sur
ces bateaux. Aussi, ces bateaux ne pouvaient laisser insensibles les
architectes. Au cabinet Marc Lombard on ne cache pas l'intérêt porté à ces
monocoques : "Mini et 60 pieds sont liés. Toutes les carrières commencent
par le Mini, qu'il s'agisse des marins ou des architectes. Comme en Mini le
budget est faible, on peut se permettre certains délires, mais la conception
reste la même." C'est ainsi que le mât carbone, le bout-dehors orientable,
les doubles safrans, la quille pendulaire, le gréement en kevlar, le Solent,
les dérives latérales asymétriques ont été testés sur les 6,50. Des "détails"
aujourd'hui devenus indispensables sur les grandes luges de 60 pieds qui
doivent être performantes au près et rapides au portant... Que rêver de mieux
pour tester de nouvelles idées que de pouvoir les mettre en application à
moindre coût sur un 6,50 et sur une transatlantique réputée exigeante ?
Dernières comparaisons des plus étonnantes : saviez-vous qu'un voilier de série
de 12 mètres porte autant de surface de voile qu'un 6,50 ? Et saviez-vous enfin
qu'un voilier de série de 12 mètres pèse près de 8 tonnes en déplacement, là où
un Mini pèse 1 tonne au départ de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia ?
Imaginez les sensations !
De
futurs grands...
Depuis
1977, les prototypes ont évolué pour devenir aujourd'hui de véritables machines
de course surtoilées, capables de tenir un cap au près pointu et d'offrir des
sensations au portant dignes de luges surpuissantes. Affichant 50 m2
de voilure au près et plus de 100 m2 au portant, les prototypes
cherchent avant tout à gagner en poids tout en concentrant le maximum de lest
dans les fonds et dans le bulbe. Centrer les poids et les descendre, augmenter
la surface de voilure tout en diminuant la surface mouillée sans oublier de
préserver un plan anti-dérive performant... Belle équation à multiples entrées
! Toujours est-il que les Minis sont un formidable terrain de jeu pour les
architectes ou les marins qui fabriquent eux-mêmes leurs jouets. Du côté des
innovations, rappelons tout de même que les Minis ont contribué à l'adoption
des quilles pendulaires, des ballasts (réserves d'eau faisant contrepoids d'un
côté ou de l'autre du bateau), des dérives latérales (afin d'optimiser le plan
anti-dérive), des doubles safrans, des bout-dehors, des grand-voiles à fort
rond de chute... "Cette année nous avons beaucoup travaillé sur les mâts
carbone dans l'optique de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. Faire du
Mini, c'est passer le BAC de la voile" poursuit Marc Lombard, père des
derniers 60 pieds références du moment soit ceux de Roland Jourdain et de Jean
Le Cam avant de conclure : "un architecte qui ne se pencherait que sur le
60 pieds, ne pourrait pas tout connaître et passerait à côté de beaucoup de
choses !".
Coup de zoom sur les
Séries
Majoritaires lors des premières Mini-Transat, les voiliers de série se nommaient alors Serpentaire, Muscadet puis Coco sans oublier les Super Calin et autres Pogo 1 puis 2 qui ont redynamisé cette classe dans la classe... Quel marin n'est jamais monté à bord du légendaire Muscadet dessiné par Philippe Harlé ! Le Coco a pris le relais et tous étions alors les yeux écarquillés lorsque l'on voyait ce petit 6,50 doubler au près un Arpège ou un First 30 bien plus grands... Depuis 1995, le Pogo 1 dessiné par Pierre Rolland a boosté les Séries. Pour cause, ce bateau au look de 60 pieds planant a fait jeu égal avec nombre de prototypes... De même, le Pogo 2 signé Finot est issu des réflexions du cabinet d'architectes père de nombre de 60 pieds... Et si d'autres séries pourraient voir le jour ou ont vu le jour ces derniers mois, il faut savoir que dix exemplaires identiques doivent être sortis du même chantier pour que la série soit reconnue en tant que telle par la Classe Mini.