A la rencontre des collégiens

Après avoir échangé avec eux par email pendant l'automne, je suis enfin allé rencontrer, aux Abrets et de l'Isle d'Abeau, les collégiens de 5ème et 3ème qui ont suivi mon projet et ma course. Les 30 et 31 Janvier 2008, dans leurs établissements scolaires, je leur ai expliqué la préparation de mon projet, le déroulement de la course et les enseignements que j'en retire. A travers mon exposé et leurs questions concrètes, nous avons abordé les aspects sportifs de cette aventure ainsi que mon usage de formes d'énergies renouvelables en substitution des traditionnelles formes fossiles. En...
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Retour au chantier

Avec Jean-Pierre Magnan, l'architecte et constructeur de mon voilier, nous sommes allés hier matin au port industriel de Fos-sur-Mer récupérer le voilier toujours sur son "flat-rack". Grâce à mes petits camarades passés avant moi récupérer leur bateau et qui avaient "déblayé le terrain", l'opération s'est passé sans difficulté majeure. Il faut faire gruter le bateau et le déposer sur une remorque routière. Ensuite, charger sur le bateau le mât qui voyagait posé sur le flat-rack. Enfin, démonter le "ber" (support) qui était solidarisé par soudure au ...
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Salon Nautique et Remise des Prix de la Transat

La remise des prix de la Transat 6,50 2007 a eu lieu lors du Salon Nautique de Paris, le samedi 1er Décembre.
Cette dernière réunion de famille a permis de revoir presque tous les skippers, y compris bon nombre d'étrangers, et d'évoquer ensemble à nouveau les moments forts de cette Transat.
Ce fut également l'occasion discuter des projets d'avenir de chacun, et il y en a pour tous les goûts.
Pour ma part, le SuperCalin 281 est en vente, mais je vais continuer à courir en double sur le circuit Mini avec les amis rencontrés pendant ces quatre années. Et aussi reprendre plus sé...
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Transport voilier retardé

Nos voiliers sur leurs "flat-racks" (voir news du 8 Nov) devaient être chargés hier sur un navire porte-conteneurs.
J'ai reçu ce matin un mail du responsable de la logistique à Salvador, qui m'annonce que le capitaine du navire a refusé nos flat-racks. Un capitaine est maître à bord, et il peut, semble-t-il refuser toute cargaison sans avoir besoin de se justifier.
Nos bateaux sont donc toujours à quai à Salvador.
Il y a un navire porte-conteneur pour l'Europe chaque semaine au départ de Salvador. On espère donc que celui de la semaine prochaine ne refusera pas la c...
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Retour en France

Bonsoir,
Après une semaine de tourisme au Brésil, j'ai pris l'avion pour la France.
J'ai commencé par aller rechercher ma voiture qui était restée à La Rochelle (merci à Alain pour l'avoir gardé dans leur jardin). Avec les grèves SNCF, aller de Bordeaux à La Rochelle n'a pas été simple.
Puis j'ai pris la route par le sud (Toulouse, Narbonne, Orange, Valence, Grenoble) pour éviter le mauvais temps dans le Massif Central et accessoirement pour rapporter à Sophie sa remorque, elle-aussi restée à La Rochelle. Ces 10 heures de route (de 23h à 11h) ont été gérées comme une navigati...
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Tortues de mer à la plage

Mon voilier étant maintenant arrimé sur son plateau, prêt à être chargé sur un porte-conteneur à destination de Fos-sur-mer, j'ai passé le week-end avec quelques amis à une plage réputée de l'état de Bahia. Les cocotiers, le sable blanc et fin, le vent doux et régulier, rien ne manquait à ce "cliché" de vacances exotiques.
Mieux encore, le propriétaire de la "pousada" (maison d'hôtes) nous a proposé d'aller voir un biologiste travaillant sur la plage à protéger la reproduction des tortues de mer. Nous nous sommes donc levés assez tôt et avons rejoint Juan sur la pla...
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Préparation du voilier pour le retour

Comment se fait le retour de mon voilier en France? La navigation contre les vents dominants prendrait plusieurs mois, et le retour dans le Golfe de Gascogne en Décembre ou Janvier sur un tout petit voilier serait périlleux.
Comme pour la majorité des autres concurrents, mon voilier rentre donc en France sur un gros bateau.
Ceux qui rentrent en Atlantique ont affrêté un cargo qui prendra tous les Minis650 en pontée, c'est à dire posés les uns à côté des autres, sur leur support, sur le pont du cargo.
Nous sommes seulement quelques-uns à rentrer en Méditerrannée, et nous ne po...
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Démâtage au ponton

Pour le retour par cargo, nous devons retirer le mât de nos bateaux.
En général, on utilise une grue pour cela, mais la marina de Salvador n´en est pas équipée, De plus, les mâts de nos petits voiliers sont assez légers. C´est pourquoi, en cas de besoin, nous démâtons nos voiliers en nous servant des mâts des bateaux voisins. Il faut être 4 personnes pour ce faire.
Aujourd´hui, nous nous regroupés avec Gaël, Sophie et Matthieu pour démâter nos quatre bateaux (photo).
Il reste ensuite à démonter les barres de flèche, protéger les extrémités du mât et lie...
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Régate de voiliers traditionnels

Nos amis brésiliens nous ont invités à participer à une régate de voiliers traditionnels, les saveiros. Ce sont des voiliers de travail (pêche, transport de marchandise, transport de passagers) qui naviguent sur la baie de Tous les Saints et sur l'Atlantique proche depuis plusieurs siècles.
J'avais très envie de voir comment fonctionnent ces voiliers, je suis donc allé à cette régate, avec quelques amis skippers.
Les saveiros sont équipés d'une énorme grand-voile à corne et un petit foc à l'avant, sur un bout-dehors orientable. Quelques points communs avec nos Minis 650, donc.
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La flotte à Bahia

Tous les voiliers encore en course sont arrivés à Salvador de Bahia, l'équipe d'organisation peut respirer.
Bien sûr, les concurrents n'ont pas attendu les derniers pour célébrer, mais tout le monde est heureux maintenant de raconter ses moments d'émotion, ses joies et ses galères.
Demain soir, une fête est organisée par des coureurs, en attendant la cérémonie officielle de la remise des prix de la deuxième étape, prévue le 7.
La remise des prix de la Transat 650 elle-même (en additionnant les temps de la première et de la deuxième étape) aura lieu au Salon Nautique de Paris,...
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Arrivé à Salvador de Bahia ! Arrived

Bonjour à tous, Je suis arrivé ce matin vers 11h30 TU (soit 13h30 heure française ou 8h30 locales).
Tout s'est bien passé, pas de casse majeure, beaucoup de plaisir et plein de souvenirs.
Des détails bientôt, sous forme d'une série de news extraites de mon livre de bord. Je mettrai ces news à la date de l'anecdote racontée, n'oubliez donc pas de fouiller dans les semaines passées. ---------------------
Hello all I reached Salvador de Bahia this morning at about 11h30 UTC.
No significant problem to report, some days were difficult but overall I had much ...
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L'effet "dernier jour"

Et voilà, si tout se passe bien, j'arrive demain à Salvador de Bahia.
Quel effet cela me fait que ce soit le "dernier jour" de cette Transat?
Mes sentiments sont multiples et mélangés, bien sûr.
Je crois que je suis content, voire soulagé, que la compétition arrive à sa fin. Je vais "rendre ma copie", m'autoriser à me reposer sans craindre de me faire rattraper par mes concurrents, et surtout je vais pouvoir aller "regarder la solution". Sur Internet, je vais télécharger les cartes météo et avoir la confirmation de ce qui s'est vraiment passé pen...
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Terre, terre !

Dans la marine à voile à l'ancienne, on postait une vigie dans le mât pour guetter et on cherchait dans l'eau et les airs les signes de l'approche de la terre.
A l'ère des moyens radio-électriques, le GPS suffit à affirmer que la terre est proche, même si elle est hors de vue. Je sais que je longe les côtes brésiliennes à moins de cent kilomètres de distance, il n'y a qu'à reporter ma position sur la carte. Mais rien de palpable ne me permet encore de le vérifier.
C'est alors que je mets en route le récepteur radio, non pas sur la bande des ondes courtes pour capter Monaco Radio, ...
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Après-midi de vacances

La nuit dernière, je n'ai rien lâché. J'ai barré jusqu'à 23h, puis à nouveau de 2h à 3h, puis à nouveau à partir de 5h.
J'essaie absolument de ne pas me faire décoller par David, à côté de qui j'étais le 21 Octobre, et qui est maintenant une dizaine de milles devant.
Chaque fois que je pense qu'il y a un gain significatif à réaliser en barrant, je reste à la barre pour essayer de réduire l'écart. En ce moment, nous sommes au près à peine débridé. Le bateau tape dans les vagues, le pilote ne sait pas abattre pour relancer et loffer quand le bateau a repris sa vitesse normale. C'est...
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Le soleil se levera-t-il demain?

La nuit, quand il fait noir, il est difficile de voir où le bateau va. Il y a bien sûr une boussole (un "compas" en termes marins) éclairée par une petite ampoule. En écarquillant les yeux et me concentrant dessus, j'arrive certes à maintenir le bateau sur le cap choisi à 10 degrés près. Cependant, après quelques heures de barre, la fatigue se fait sentir, et il devient de plus en plus difficile de garder précisément le cap. Dans une course en équipage, on change alors de barreur et le tour est joué. En solitaire, il est temps de se faire remplacer par le pilote automatique. Les m...
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Hémisphère sud

Et voilà, depuis ce matin Dominique navigue dans l'hémisphère sud. Il pointait ce matin en 21 ème place, toujours un peu décalé à l'est de la route directe. Ceci lui permet d'ouvrir un peu les voiles et de gagner ainsi en vitesse et en confort. L'alizé est désormais bien établi mais il devrait un peu mollir dans les prochains jours. Encore un peu plus de 900 miles à parcourir avec le passage de l'archipel de Fernando de Noronha après demain. Bon vent Dominique Richard ...
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La sieste

C'est décidé, je vais faire une sieste. J'ai besoin de trouver, jour après jour, au moins 4 heures de sommeil efficace par 24 heures, voire plus si possible. Maintenant se présente une opportunité, il faut la saisir.
Après mon repas de mi-journée, le pic de glycémie est propice à l'endormissement. Il est un peu après le midi solaire, c'est l'heure d'une de mes "portes du sommeil". Le vent est stable, je ne perds pas grand chose à ne pas surveiller la girouette. La mer est formée mais régulièrement organisée, le bateau conduit à l'aveuglette par un pilote automatique ne rester...
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poteau noir

le poteau noir s'éloigne petit à petit dans le sillage de Dominique. Dorénavant la trajectoire de notre solitaire s'incurve vers l'est de la route directe. Cette option doit lui permettre de se positionner au mieux par rapport à la flotte et de profiter d'un maximum de vitesse à l'attaque de l'alizé de sud. Maintenant il va falloir continuer a rechercher la vitesse tout en en éconnomisant YAMM pour ne pas casser dans cette dernière ligne droite. Plus que 1200 miles a parcourir et si l'alizé se montre coopératif Dominique devrait pointer son érave dans la baie de tous les saints dans un peu ...
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Dominique franchit le Cap Vert

Déjà 7 jours de course dans cette deuxième étape. Depuis le départ de Funchal (ile de Madère) Dominique à parcouru plus de 1100 miles. Après la "pétole" du départ, l'alizé s'est mis en place et a forci notablement au passage des iles Canaries, ce qui a entraîné pas mal d'avaries dans la flotte et quelques abandons. Dominique a calé sa route au plus près de l'orthodromie (route directe) ce qui l'a fait passer à l'ouest des Canaries évitant de ce fait les vents les plus forts. Cette nuit il vient de franchir l'archipel du Cap Vert. Au pointage de ce matin il était e...
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Départ demain - Start tomorrow

Bonjour à tous,
Objectivement, le bateau est "presque" prêt, le skipper aussi. Mais prêt pour quoi?
Cette deuxième étape me paraît ENOOORME, comme on dit... Je ne sais pas vraiment ce qui m'attend, j'ai juste lu des livres et écouté les récits des anciens. Je ne peux m'empêcher d'être impressionné, et impatient aussi d'aller voir.
Le départ aura lieu demain dans du vent faible, dont il faudra s'extraire pour aller chercher l'alizé s'établissant progressivement. Dimanche soir, ces alizés devraient être bien établis, force 6, vers les Canaries. Sans être défaitiste, j...
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Liste des choses à faire - To Do list

Tous ceux qui sont déjà partis en longue croisière connaissent la liste des choses à faire. Elle n'est jamais épuisée. On peut toujours améliorer quelque chose. Et plus on tarde, plus le reste, qui était initialement en bon état, s'use.
J'ai choisi de faire ma traversée de l'Atlantique en course en partie à cause de la liste des choses à faire.
Perfectionniste obsessionnel comme je suis, je sais que je ne me serais jamais senti assez prêt pour partir, s'il n'y avait eu une date et une heure imposée par des éléments extérieurs.
Aujourd'hui, à trois jours du départ de la second...
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Arrivé à Madère - Arrived at Madeira

Bonjour, Je suis bien arrivé à Funchal, île de Madère, ce matin à 10h50. Merci à tous des messages que vous m'avez déposés sur le site Web de la course, qui m'ont été transmis avant le départ puis dès mon arrivée. J'ai toujours du mal à croire que j'y suis vraiment ; que cette Transat à laquelle je travaille depuis 3 saisons est en train de se réaliser ! Mes premières impressions ? Les conditions météo ont été très favorable à une première étape rapide. Toute la course s'est déroulée au portant. De plus, pendant les premiers jours de course, le beau temps a permis d...
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Départ de la 1ere étape

Départ de la 1ere étape

Le départ de la première étape La Rochelle Funchal (Madère) a été donné comme prévu le mardi 18 à 12h30.
Les 89 minis se sont élancés sous un soleil radieux et avec un bon vent de secteur nord de 15 à 18 noeuds.
Dominique vire la bouée de dégagement dans le peloton de tête des bateaux de série.
Il faut faire attention aux abordages car le peloton est compact, mais tout se passe bien.
Dès la bouée virée, les spis sont envoyés et les minis ne tardent pas à disparaitre à l'horizon comme des bulles multicolores.
Après 4 jours de course et...
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Départ retardé - Delayed start

Départ reporté - Start delayed Lors de la dernière réunion des skippers cet après-midi pour un point météo, le président du comité d'organisation nous a annoncé qu'il reportait le départ. En effet, un front froid particulièrement actif va balayer le Golfe de Gascogne lundi, avec des rafales sous grain de force 8 à 9 et des vagues supérieures à 5 mètres.
Après les déboires de la transgascogne en Juillet, le directeur de course ne peut plus se permettre le moindre risque.
Mon bateau ayant lui aussi souvent pendant la Transgascogne, je ne suis pas mécontent d'éviter la roulette...
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Prêt pour la Transat

*english version at the bottom* Bonsoir, Due à une connectivité Internet aléatoire, j'ai eu du mal à vous donner des nouvelles depuis 10 jours. Le voilier "Conseil Général de l'Isère" est à quai, au Bassin des Chalutiers de La Rochelle, depuis le 5 Septembre. Ces dix jours se sont écoulés à toute vitesse, dans un tourbillon de bricolage à bord, de contrôles de sécurité, de réunions des skippers et de préparations diverses. Les avaries de la course Transgascogne sont maintenant toutes réparées, tous les contrôles sont bons, il ne reste plus qu'à ranger le bateau dont l'intérieur ressemble e...
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Générateur électrique

Bonsoir, Un de mes sujets favoris est la gestion de l'énergie électrique à bord. En plus des panneaux solaires, j'aurai un hydrogénérateur à bord pour la Transat. Comme son nom l'indique, un hydrogénérateur produit de l'electricité à partir du mouvement de l'eau autour du bateau (ou du mouvmenet du bateau sur l'eau). Comme il n'existe rien dans le commerce qui réponde à nos besoins, cet hydrogénérateur est un bricolage réalisé en commun avec l'ami Yves, lui-même scientifique et skipper de Mini650.
Un problème de notre hydrogénérateur, c'est que sa dynamo produit une tension qui v...
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Week-end studieux, préparation roadbook Transat

Bonsoir, A peine rentré de l'Atlantique vendredi, je suis reparti dans un petit coin paradisiaque et retiré du monde pour préparer avec trois amis notre roadbook de la Transat. Qu'est-ce qu'un roadbook? Inspiré de celui des pilotes de rallye automobile, notre roadbook décrit dans leur ordre d'apparition tous les obstacles et événements remarquables que nous rencontrerons pendant la Transat, ainsi que la manière de les aborder. C'est un énorme travail pour le préparer mais, une fois en mer, il suffit de tourner les pages à mesure qu'on progresse dans la course. Cela libère de la ...
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Transgascogne, arrivé !

Bonsoir, Je suis arrivé vers 13h aujourd'hui à Port-Bourgenay, menant donc à bien cette course Traansgascgne 2007.
Autant la première étape a été ventée, autant la seconde nous a éprouvé nerveusement par ses calmes et ses rotations de vent.
Vers 13h samedi, je franchis la ligne de départ bien lancé, dans le timing, à côté d'Yves Le Blevec, le futur vainqueur de la course en prototype. Une fois passée la bouée de dégagement, direction la Vendée distante de 200 milles.
Les prévisions météorologiques annoncent une "bulle" de calme s'installant sur la zone devant ...
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Transgascogne, fin de l'escale

Ces trois jours de "repos" sont passés bien vite. Après les avaries de la première étape, il n'a y pas eu de place pour les visites touristiques ou balnéaires.
Les premières heures ont étés consacrées à vider et assécher le bateau, à faire l'inventaire des dégâts.
J'ai retrouvé plein de petits objets dans des endroits insoupçonnés.
Assez vexant pour l'ingénieur électronicien que je suis, le comité de course me signalait à mon arrivée que mon émetteur radio fonctionnait mal. J'ai attaqué ce problème jeudi, et après avoir vérifié l'antenne en tête de mât, puis le micr...
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Transgascogne, détails (1)

Voici le début du récit détaillé de cette étape 1 de la Transgascogne. J'utilise du vocabulaire marin, donc les néophytes trouveront sans doute que ce n'est pas compréhensible, et peut-être même pas intéressant.
Après avoir passé la soirée de de samedi à réparer les dégats du choc de samedi lors du prologue (news précédente), je me lève au petit matin pour enduire le tout de mastic blanc d'étanchéité. Je n'ai pas eu le temps faire l'avitaillement ni de préparer la météo et la stratégie de course. J'improviserai en route. Au briefing dimanche matin, les coureurs sont un peu...
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Annexe - En savoir plus sur la Transat 6,50

(extrait et adapté de http://www.transat650.org)

Pour information, voici un bilan  « communication et presse » établi par l'organisation de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia édition 2005, un mois après l'arrivée de la course.

 

Panneaux d'affichage 4*3m

150 panneaux, La Rochelle et périphérie, Sept-Nov 2005

Annonces presse

2 pages quadri dans les magazines spécialisés

Tiré à part

10 000 exemplaires distribués aux salons nautiques et La Rochelle

Communiqués de presse

11 avant le départ, puis 1 par jour pendant la course (total 64), à destination de: Agence de presse : 57 ; Économique : 100 ; PQR : 369 ; Spécialisée : 76 ; Sport : 36 ; TV/radios : 344 ; Femme : 54 ; Tourisme : 21 ; Divers : 36

Conférence de presse

A l'Ambassade du Brésil à Paris le 29 juin 2005

Accréditation presse

71 journalistes accrédités dont 23 étrangers.

Actions de communication et presse  lors de la Transat 6.50 édition 2005

 

Télévision

Plus de 96 sujets sur la course (hors rediffusion)
Diffusion d'un 26' documentaire  sur Planète Thalassa
Diffusion d'un 26' chronologique sur Sport +, TV Breitz, Eurosport.

Radio

158 passages, et sujets quotidiens sur France Bleu La Rochelle et Alouette FM.

Presse écrite

Plus de 1000 sujets répartis en Presse Quotidienne Régionale : 684 ; Presse spécialisée : 18 ; Presse économique et divers Grand Public : 115 ;  Presse internet généraliste: 194

De plus, articles quotidiens sur les sites www.courseaularge.com ; www.adonnante.com ; www.seasailsurf.com

Hors France

Nombreuses retombées dans les pays originaires des skippers étrangers soit Angleterre (Yachts and Yachting, Dailysail.com, Yachting World...) ; Singapour ; Autriche/Allemagne (Yachts...) ; Slovénie ; Espagne ; Belgique et Italie.

Site Web Transat 6.50

7 milllions de pages lues, 700 000 visites

Production images TV

Trois faisceaux (Départ de la Charente-Maritime, arrivée étape Lanzarote et arrivée Salvador de Bahia) ont été envoyés à destination du Serte de Paris et d'IV3.

Production photos

Un photographe de l'organisation a fourni aux médias des photos libres de droit, téléchargeables sur le site Web de la course.

Retombées communication lors de la Transat 6.50 édition 2005

 


Anciennement « Mini-Transat », la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia a été créée par le Britannique Bob Salmon, convoyeur professionnel et amateur de course au large, en réaction à la débauche de moyens financiers et techniques constatée lors de la Transat Anglaise de 1976. Cette nouvelle course se devait donc d'être à la portée de toutes les bourses et pour garantir toute dérive, la taille des voiliers pouvant y participer ne devait pas dépasser la limite des 6,50 mètres. Les deux premières éditions organisées en 1977 et 1979 reflètent cet esprit de simplicité et de modestie : un départ officiel en Angleterre, à charge ensuite aux premiers concurrents de se déclarer en passant la ligne d'arrivée aux Antilles. D'année en année, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia est devenue une épreuve reine, sans jamais avoir renoncé aux partis pris qui ont présidé à sa création. Toujours accessible aux budgets les plus modestes et aux amateurs les plus éclairés, elle est devenue une étape incontournable pour les marins qui aspirent à une carrière de skippers de course au large en solitaire. Les plus grands noms de la discipline se sont déjà alignés sur sa ligne de départ.

 

Le 8 octobre 1977, Salmon est le plus heureux des hommes. Il a gagné son pari. Il s'élance avec 23 autres marins de Penzance (Royaume-Uni). Direction Antigua, via Ténérife aux Canaries. A cette époque pas de bateau suiveur. Pas de comité d'accueil à l'arrivée. Pas de presse. Le regretté Daniel Gilard, premier vainqueur en 38 jours (devant Kasmiez Jaworski et Halvard Mabire) raconte dans son livre " Petit Dauphin sur la peau du diable " (Editions Julliard) : " Risquer de couler, se brûler au soleil, traverser l'Atlantique pour gagner un os, même un chien famélique ne l'aurait pas fait. Aucun de nous, pour de l'argent, pour beaucoup d'argent ne l'aurait fait. Mais pour la beauté du geste, par amour de la voile et des jolis bateaux, nous avons tout accepté. Je crois qu'aimer la mer, c'est ça ". Ils étaient 23 au départ. Ils seront 19 à franchir la ligne d'arrivée. Une classe vient de naître. Ces " fous de la mer " vont raconter leur expérience. Leur vie durant cinq à six semaines. La peur, le courage, la joie d'avoir gagné. Car, à l'instar d'un cycliste qui termine Paris-Roubaix ou d'un marin qui boucle un Vendée Globe, il n'y a que des vainqueurs à l'arrivée d'une Transat 6,50!

 

Deux ans plus tard, ils sont 32 au départ dont trois " anciens " Jean-Luc Van Den Heede, Daniel Gilard et Bob Salmon. Des petits jeunes apparaissent : Lionel Péan et Loïck Peyron, mais c'est un Américain, Northon Smith, qui l'emporte devant VDH et Gilard. Le temps de ce dernier est abaissé de six jours. VDH, aujourd'hui encore, avoue son amour pour cette épreuve : " En dehors des tours du monde, je ne connais pas une course aussi extraordinaire. Il y a autant de vainqueurs possibles que de marins au départ. Sportivement parlant, je préfèrerais gagner une Transat 6,50 qu'une Route du Rhum !"

 

1981. " Irène " joue un tour de chien aux 25 partants. " Irène " n'a rien d'une sirène, c'est un cyclone dont la queue frappe et décime la flotte lors de la 1ere étape. Jacques Poignon s'impose devant Vincent Levy et Eric Lecotelley, mais le héros malgré lui est le Canadien Steve Callaghan. Deux jours après le départ des Canaries, son bateau coule. Il passe 56 jours dans son radeau de survie se nourrissant de poissons avant de s'échouer aux Antilles...

 

Record d'engagés battus en 1983 : 42 bateaux se pressent pour la dernière fois dans le port de Penzance pour un trajet identique à ses devancières. Mais le règlement change. Désormais les équipages en double sont acceptés. Une formule qui plaît. Ils représentent un tiers du peloton. Apparition également des haubanages en kevlar et des ballasts mobiles. L'amateurisme de la première édition prend un coup de vieux. Cependant l'esprit reste le même. Stéphane Poughon se montre le plus rapide. Il bat même le record de Norton Smith de 18 heures.

 

En 1985 l'organisation passe aux mains des Français. Le parcours est modifié. Le départ est donné de Brest. Après l'escale de Ténérife, l'arrivée s'effectue à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. C'est l'année des innovations. Le Coco, voilier de série, fait son apparition. Mais le futur vainqueur, Yves Parlier va plus loin. Il s'est construit son propre prototype. Quand il s'amarre au port de Brest, on le prend pour un fou. Son mât est en carbone. Le premier de l'histoire. Les haubans sont en kevlar. Les safrans et leurs fourreaux sont aussi en carbone. Le tableau arrière du pont est en nid d'abeille sandwich kevlar-carbone : " Je l'avais préparé à chaud sous presse dans le Jura. Je l'avais ensuite transporté sur le toit de la 205 de ma femme. Une expédition ... ". Yves remporte la première étape, mais pour un sombre parcours côtier non effectué il est pénalisé de 12 heures. La seconde étape, sur Fort-de-France, est une formalité. Il termine 69 heures devant le deuxième et remporte le général. " Cette transat a été un véritable tournant dans ma carrière. J'ai démontré mon avance en matière météo sur mes rivaux. Elle m'a surtout donné confiance pour le solitaire. "

 

Le podium de l'édition 1987 laisse rêveur. Gilles Chiorri l'emporte devant Laurent Bourgnon et Isabelle Autissier. Isabelle s'impose à Ténérife. L'aîné des Bourgnon, sur un Coco face aux protos, fait de même à Fort-de-France (Martinique). Chiorri est, à ce jour encore, le seul vainqueur à ne pas avoir enlevé une étape. La course s'est déroulée sur un rythme effréné. Le record de Parlier est battu de 38 heures et Gilles, beau vainqueur, a parcouru la distance à 5,52 nœuds de moyenne. Laurent Bourgnon garde un souvenir impérissable de cette transat : " c'est la vraie voile, celle que j'aime. Elle est accessible à tous ... ".

 

En 1989 la Transat part pour la seconde fois de Concarneau avec une nouveauté : seuls les bateaux de série sont autorisés à naviguer avec deux équipiers. Philippe Vicariot, futur grand Figariste, passe sous la barre des 29 jours de mer.

 

Nouveau record de participation en 1991. Ils sont 68 à s'élancer de Douarnenez. Si Damien Grimont l'emporte, la curiosité de cette année vient du 4e de l'épreuve, vainqueur de la seconde étape, un certain Michel Desjoyeaux. Le lauréat (depuis) du Vendée Globe, de la Route du Rhum et de la Transat Anglaise raconte : " ces bateaux sont de véritables laboratoires. Moi, cette année-là, j'avais expérimenté une quille pendulaire et le bout-dehors orientable. Désormais, tous les Minis en sont équipés. Cette transat est presque un point de passage obligé dans une carrière. "

 

Charivari en 1993. Le départ de Brest est musclé. La météo oblige les organisateurs à annuler la première étape et à convoyer les bateaux à Madère, lieu de l'escale. La seconde étape Madère - Saint Martin est la plus rapide de l'histoire. Thierry Dubois s'impose chez les protos, à près de 8 nœuds de moyenne. Vancutsen gagne en série.

 

Ce que Laurent n'a pu réussir, Yvan Bourgnon va le faire en 1995. Il s'impose largement à Funchal avant de souffrir entre Madère et Fort-de-France. A l'arrivée, il précède Thierry Fagnent de 1 heure et 17 minutes, le plus petit écart de l'histoire. Sur le podium, à la 3e place, un petit jeune : Bernard Stamm. En série Erwan Grouhel triomphe. Yvan Bourgnon se remémore : " tu es seul face à l'océan. Là, pas de contact radio permanent. Tu ne peux pas appeler maman. Si tu veux aller au bout de toi-même, c'est la course qu'il te faut. Quand tu la termines - à fortiori quand tu as la chance de la gagner ! - tu peux voir plus loin. Cette transat reste mon plus beau souvenir ".

 

Les Transat 1997 et 1999 sont marquées par le double exploit de Sébastien Magnen, seul vainqueur à deux reprises de l'épreuve. Sébastien s'impose au terme d'une route Brest-Ténérife-Fort-de-France devant Thomas Coville, puis deux ans plus tard à Rivière Sens (Guadeloupe) après un départ de Concarneau et une escale à Lanzarote. En 1997, une jeune anglaise découvre aussi le grand large en la personne d'Ellen MacArthur : " c'est elle qui m'a donné le goût du large. Je n'oublierai jamais. "

 

2001 marque également l'histoire de la Mini via le changement d'organisateur, le Grand Pavois Organisation. La Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia inaugure un nouveau parcours, Fort-Boyard - Lanzarote - Salvador de Bahia, avec le franchissement du fameux Pot au Noir. C'est l'année de l'exploit de Yannick Bestaven. Il s'impose au terme des deux étapes. Il garde un souvenir ému de ce doublé : " une victoire dans la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia ne te fait pas connaître du grand public, mais dans le milieu elle te donne un galon. C'est une transat difficile. Elle est longue, épuisante... Tu cours dans des conditions précaires, sans météo. Tu es seul face à toi-même. "

 

Sensations que va connaître Armel Tripon en 2003. Le Français a su parfaitement gérer sa course. Les favoris, soit l'Américain Jonathan McKee et Samuel Manuard, démâtent à quelques encablures de l'arrivée et doivent abandonner. Armel glisse en grand vainqueur dans la baie de Tous les Saints devant Richard Mérigeaux et l'Espagnol Alex Pella. En série Erwan Tymen devance David Raison et David Sineau alors que Michel Mirabel (2e en 95 et 97) se met sur les rochers à deux milles de l'arrivée ...

 

L'édition 2005 est marquée par des conditions météorologiques exceptionnelles. Après un départ musclé, la première étape est avalée entièrement au portant en 6 jours avec une moyenne de 8 noeuds pour les premiers. Dans la seconde étape, le Pôt au Noir s'efface devant le peloton de tête, leur permettant de terminer en 18 jours à une vitesse moyenne supérieure à 6 noeuds. Corentin Douguet remporte l'épreuve, suivi de l'Espagnol Alex Pella.

 

Chaque édition apporte son lot de surprises, de révélations, d'aventures et d'histoires hors du commun ...

 

Soixante douze skippers, onze nationalités...

La Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia est-elle victime de son succès ? En 2005, ils étaient  soixante-douze skippers au départ (le maximum autorisé), répartis entre les unités prototypes et les bateaux de série. Ils auraient pu être cent, tant cette transatlantique en solitaire, hors du commun attire, comme un aimant, amateurs et semi pros. Mais, pourquoi est-elle hors du commun ? Explications...

 

Presque 30 ans ! Vingt-huit ans après la création de l'épreuve, la 15e édition de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005 est partie le samedi 17 septembre du pied de Fort Boyard, symbole historique et médiatique de la Charente-Maritime, en direction de Salvador de Bahia (Brésil). Ex Mini-Transat, cette épreuve désormais mythique réunit tous les deux ans des skippers de tous horizons, petits, grands et futurs grands dans un esprit fait de solidarité, d'entraide et de respect et ce, toutes nationalités confondues !

 

Un homme, un bateau, l'océan...

" Affronter l'Atlantique sur une coque de noix " est la bonne image. Daniel Gilard, premier vainqueur de cette transatlantique hors norme sur son Petit Dauphin, ne savait pas vraiment ce à quoi s'attendre quand il suivit l'idée de Bob Salmon en 1977. Mais le défi est bien réel et la Mini-Transat d'alors va acquérir ses lettres de noblesse au fil des éditions sous le vent des Route du Rhum, Transat Anglaise et autres Vendée Globe. Course en solitaire sans assistance extérieure, bateau de 6,50 mètres de long et océan Atlantique sont donc les trois ingrédients de cet incroyable plat maritime servi avec une escale aux Canaries. Et la formule n'a pas changé d'un mille aujourd'hui, témoin cette phrase de Daniel Gilard, extraite de " Petit Dauphin sur la peau du diable " (Editions Julliard) : " Bob Salmon a scindé l'épreuve en deux étapes. La première, dite sélective, doit permettre aux solitaires qui ne se sentent pas suffisamment aguerris physiquement, moralement et techniquement, de pouvoir renoncer, abandonner, rentrer chez eux sans éprouver de honte ni de déshonneur. "

 

Du monde entier...

Fascinés par cette classe à nulle autre pareille, ils sont de presque tous les âges, jeunes ou moins jeunes, hommes et femmes. 40 années séparent le plus jeune cette année soit Hugo Ramon (qui aura eu 20 ans quelques jours avant le départ !) de Bernard Morin qui affichera ses 60 printemps... Côté filles, elles furent quatre à prendre le large avec Isabelle Joschke, Marine Chombart de Lauwe, Alexia Barrier et Elaine Chua (Singapour). Cette course à portée de bourse du (presque !) commun des marins attire irrésistiblement et cette année onze nations sont représentées parmi lesquelles des nouveaux venus comme l'Autriche, Singapour, la Slovénie et des " rituels " Anglais, Irlandais, Suisses, Espagnols, Italiens et des Français bien entendu.

 

A chacun sa course...

Rêve de victoire pour certains mais rêve de traverser l'Atlantique pour tous ! Et si la mentalité du " Un pour tous, tous pour un " est bien le quotidien des Ministes, chacun y va de ses objectifs. Bateau optimisé pour la gagne pour quelques favoris, d'autres larguent les amarres pour vivre l'aventure d'une vie. Et à l'image d'un Benoît Parnaudeau, d'une Anne Liardet ou d'une Karen Leibovici larguant les amarres d'un Vendée Globe dans l'idée de boucler sa circumnavigation, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia est bien l'école primaire de l'humilité et de la franchise et ce, vis-à-vis de ses proches comme de soi-même. Aussi, pour beaucoup il s'agira d'une grande première. Pour d'autres d'un nouveau défi. Certains, en effet, avaient juré qu'on ne les y reprendrait plus. Et les voilà, une seconde fois, en Charente-Maritime avec devant eux, plus de 4 000 milles de heurts, de malheurs mais aussi de très grands moments de joie. Ces nuits étoilées, ces surfs à plus de 15 nœuds qui font oublier une fois la ligne franchie les galères, les heures, voire les jours, englués dans ce fameux Pot au Noir ou dans des systèmes de transition placés, comme par hasard, au-dessus des mâts de certains...

 

Un aspirateur à talents...

Tous y sont passés et tous le reconnaissent : cette transatlantique est bien la porte d'entrée dans le monde de la course au large. Vaste entonnoir et aspirateur à talents, cette course est placée sous l'adage du "Passe ta Mini d'abord !" et ensuite on verra... Il faut dire que les prédécesseurs sont d'illustres gaillards et il suffit de plonger la tête dans la liste des inscrits pour attraper le tournis. Isabelle Autissier, Catherine Chabaud, Ellen MacArthur, Anne Liardet, Karen Leibovici, Yves Parlier, Jean-Luc Van Den Heede, Michel Desjoyeaux, Thierry Dubois, Loïck et Bruno Peyron, Yvan et Laurent Bourgnon, Patrice Carpentier, Sébastien Josse, Thomas Coville, Jacques Caraës, Lionel Lemonchois, Luc Bartissol, Halvard Mabire, Lionel Péan, Didier Munduteguy, Benoît Parnaudeau, Marc Thiercelin... Ils sont tous là ! "Sur l'eau, j'ai pris conscience de la vraie solitude car j'étais privé de moyens de communication. A l'arrivée, je me suis rendu compte que je m'étais débrouillé en vrai solitaire, que j'avais fait marcher le bateau sans me poser de question. On devient dur au mal... et barjot" dixit un certain Thierry Dubois, vainqueur en 1993 sur Amnesty International.

 

 

 


Un parcours à rebondissements !

Selon le précepte bien connu " on ne change pas une équipe qui gagne ", les organisateurs de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia conserve, pour cette édition 2007, le parcours d'une course qui a pris une nouvelle dimension en 2001 en partant de France pour rallier le Brésil. En Septembre 2007, ils seront ainsi 72 monocoques à s'élancer au pied du Fort Boyard avec pour destination Salvador de Bahia, via une escale à Puerto Calero (Lanzarote - Canaries). Soit plus de 4 000 milles de mer qui en font la plus longue transatlantique en solitaire de l'histoire.

 

Une météo à fort caractère...

Pas facile de sortir son étrave du jeu car la météo sur ce parcours long de 4 250 milles est des plus variées et l'image de l'entrée dans les alizés pour se laisser ensuite glisser est définitivement hors-jeu ! En effet, première étape : la traversée du golfe de Gascogne -soit dégolfer comme l'on dit- qui n'est jamais chose aisée. Si les coups de vent d'ouest/sud-ouest mi-septembre sur la façade Atlantique ne sont pas monnaie courante et sont moins fréquents qu'en hiver, il est impossible de les exclure. Donc, qu'on se le dise : haute variabilité des conditions météo à cette période de l'année pour les 400 premiers milles de course. Mais il reste que doubler le cap Finisterre (pointe nord-ouest de la péninsule Ibérique) est toujours une forte expérience. Plateau continental qui remonte générant une mer pouvant être forte, rail des cargos qui affleure la côte, hauteur de la terre qui perturbe les flux d'air, flotte de pêcheurs omniprésente, le cap Finisterre est une marque de passage importante et la porte d'entrée -normalement- vers des allures portantes...

 

Portugal et Canaries ...

Le vent de nord doit logiquement être au rendez-vous le long des côtes du Portugal. On sort les grandes voiles d'avant et on essaye de gagner à pleine vitesse dans le sud. Faut-il glisser près des côtes ou légèrement décalé au large ? A chacun son choix sachant qu'ici il faut gérer le sommeil, la fatigue et la vitesse du bateau. Il faut aussi éviter de planter violemment l'étrave dans la houle sous peine de casser du matériel, comme de partir en vrac, spi dans l'eau, bateau couché... Petite zone de transition ensuite pour récupérer les alizés de nord-est le long des côtes marocaines. Faut-il également aller jouer près des côtes africaines ou au large ? A chacun son avis sachant que l'alizé peut avoir quelques nœuds de plus à quelques milles près... Choix cornélien d'autant que l'atterrissage sur Lanzarote, première île dans l'est de l'archipel des Canaries, n'est pas facile que l'on arrive de jour ou de nuit. Un vent perturbé n'est jamais à exclure et peut préserver quelques dernières surprises... Fin de la première étape.

 

Cap sur l'équateur...

Des Canaries jusqu'au Cap-Vert puis jusqu'aux prémices du Pot au Noir, c'est logiquement une grande glissade dans les alizés de nord-est. Attention à cet alizé qui peut grimper dans les tours et afficher un bon Force 6. Gestion du matériel et du dévent des îles lorsque l'on traverse l'archipel capverdien situé à 500 km des côtes sénégalaises. Faut-il traverser ou soigneusement contourner l'archipel ? Chasseurs de record autour du monde ou coureurs du Vendée Globe, tous se posent la même question ! Attention aussi entre le Cap-Vert et le Pot au Noir où des perturbations tropicales peuvent s'installer avec des grains orageux au rendez-vous.

 

Le Pot au Noir...

Cette zone de transition entre les alizés de l'hémisphère Nord et ceux de l'hémisphère Sud est un véritable "pot pourri" de conditions météo. Comment trouver concentré sur quelques milles de largeur un panel complet de situations de navigation ? En allant traverser la Zone de Convergence Intertropicale ! Calmes stressants avec observation du ciel sous un soleil de plomb pour seule occupation ? Ou gestion en catastrophe d'un grain orageux avec des hectolitres d'eau qui tombent du ciel et un vent tournant qui s'installe à 40 nœuds ? Ici, tout est possible ! Nerfs mis à vif et réactivité sollicitée sont ici le lot quotidien des solitaires, sachant qu'un bon passage du Pot au Noir peut faire se gagner ou se perdre une course.


Les alizés de sud-est et Salvador de Bahia...

Il faut ensuite récupérer les alizés de sud-est qui s'installent progressivement dès la sortie du Pot au Noir. Zone de transition à gérer où les réglages sont omniprésents. Car le but de la manœuvre est simple : plus on glisse vers le sud-ouest, plus on touche des vents réguliers et plus on gagne sur la route. Cependant, plonger dans le sud quelques milles pour tenter de toucher le vent plus tôt peut être également une tactique payante... Aussi, il faut aller vite à ce moment précis de la course, le vent vient de la gauche, les bateaux puissants sortent ici leur épingle du jeu et gagnent rapidement des milles dans la bonne direction. L'atterrissage ensuite sur les côtes Brésiliennes n'est pas de tout repos... Vent perturbé, bancs de sable piégeux, pêcheurs nombreux et mal signalés, la délivrance ne se fait qu'en vue de la ligne d'arrivée dans la Baie de tous les Saints.

 

Repères

Parcours = Fort-Boyard / Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) / Salvador de Bahia (Brésil)

Nombre de milles à parcourir = 1 350 milles entre Fort-Boyard et Puerto Calero et 2 900 milles entre Puerto Calero et Salvador de Bahia soit 4 250 milles au total.

Nombre de kilomètres = 7 871 km

Départ de Fort Boyard = mi-Septembre 2007

Arrivée prévue à Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) = 10 à 13 jours plus tard

Date départ de Puerto Calero (Lanzarote-Canaries) = début Octobre 2007

Arrivée à Salvador de Bahia (Brésil) = 18 à 25 jours plus tard

Temps forts première partie = Traversée du golfe de Gascogne; Descente le long des côtes du Portugal; Approche de l'archipel Canarien et atterrissage à Puerto Calero

Temps forts deuxième partie = Descente vers les îles du Cap-Vert dans les alizés de nord-est; Approche de l'archipel Capverdien; Dépressions tropicales entre le Cap-Vert et le Pot au Noir; Entrée dans le Pot au Noir; Négociation de la ZCIT (Zone de Convergence Intertropicale); Traversée de l'équateur; Entrée dans le système des alizés de sud-est côté hémisphère Sud et approche de Salvador de Bahia.

 

 


Le règlement

Quelques points de règlement...

Comme toutes les épreuves de la Classe Mini, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia vise à encourager la pratique de la course au large sur des voiliers de 6,50 mètres de long. Ces courses ont en effet pour objet de favoriser l'étude et le développement des Minis 6,50 pour améliorer la sécurité de ces petits voiliers monocoques tout en leur permettant d'accéder à la haute mer et d'améliorer leurs performances. Les épreuves qualificatives ont pour rôle de favoriser l'acquisition du sens marin et de responsabiliser les équipages, de privilégier la sportivité et la solidarité entre les coureurs.

Autonomes... Les bateaux prenant le départ de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia doivent être entièrement autonomes. Les skippers ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour effectuer le parcours. Ils doivent pouvoir faire face à toute fortune de mer et être capables de regagner un port par leurs propres moyens. Les participants sont répartis en deux catégories : Prototype et Série. Ces catégories donnent lieu à deux classements. Aucun routage n'est autorisé et chaque concurrent signe une déclaration sur l'honneur l'engageant à respecter cette règle. Les équipements d'aide à la navigation électronique ou informatique sont strictement interdits sauf le pilote automatique, le GPS et la girouette-anémomètre. De même qu'aucun ravitaillement ou contact physique avec un autre bateau ne peut avoir lieu en mer pendant l'épreuve. Chaque bateau doit être équipé d'un poste-émetteur-récepteur VHF fixe d'une puissance d'antenne de 25 watts. Toute assistance radio particulière à un concurrent, autre que médicale, est interdite.

Dans l'ordre... Les inscriptions sont strictement prises en compte dans l'ordre des dates de qualification et de réception des dossiers. Pour être définitivement inscrits, tous les concurrents doivent avoir effectué leurs parcours de qualification et satisfait aux contrôles de sécurité qui précèdent le départ.

2 000 milles... Le processus de qualification de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia a été mis en place suite à l'édition 1999 de l'épreuve, qui a vu près de la moitié de la flotte abandonner. L'objectif est simple : permettre aux candidats de prendre conscience à la fois de leur véritable niveau technique et de leur capacité psychologique à la navigation en solitaire. Ainsi pour être qualifié à la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005, le couple bateau/skipper doit parcourir 2 000 milles, dont 1 000 milles en course et 1 000 milles hors course. Si ces conditions ont été remplies auparavant, le couple skipper/bateau doit participer à au moins une des épreuves de qualification de la saison 2005. Les concurrents ayant déjà fini une Transat 6,50 et n'ayant pas changé de bateau sont dispensés de la partie qualificative hors course, mais doivent participer à au moins une des épreuves du calendrier Mini 2005. Le site Internet de la Classe Mini pour plus de renseignements : www.classemini.com

Le positionnement des bateaux... Une balise Immarsat D+ est embarquée sur chaque bateau participant à la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. L'Inmarsat D+ est une balise de positionnement, elle ne se substitue pas à la balise de détresse que chaque concurrent doit avoir à bord. La balise Inmarsat D+ est totalement autonome et est en mesure de donner la position du bateau plusieurs fois par jour pendant la durée de la course. Les informations obtenues permettent d'établir deux fois par jour un classement des bateaux par rapport à l'arrivée. Ces informations sont mises en ligne sur le site Internet de la course donnant à chacun l'occasion de suivre la progression de la flotte ou d'un bateau en particulier. La balise Inmarsat D+ offre en plus la possibilité à chaque skipper d'informer la direction de course de la nature des problèmes qu'il rencontre en actionnant un des trois boutons codés. En cas de déclenchement d'un appel et sur les instructions du directeur de course, l'un des six bateaux accompagnateurs fera route pour porter assistance au skipper ayant déclenché l'appel.

De nouvelles mesures de sécurité... La Classe Mini a adopté des nouvelles mesures visant à accroître le degré de sécurité des concurrents. Ainsi, tous les inscrits devront avoir effectué un stage de survie comprenant une formation théorique (règles de sécurité, secourisme, moyens de secours pouvant être mis en œuvre, procédures d'intervention, matériels de sécurité...) mais aussi une formation pratique comme la connaissance et l'utilisation du matériel de secours.
Les bateaux

Deux catégories de bateaux participent à la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005. Fabriqués sur mesure et à l'unité, les Prototypes ont investi la scène depuis la première édition en 1977. Et si Petit Dauphin, premier vainqueur, était un Serpentaire de série, le classement scratch est trusté maintenant par ces customs de 6,50 mètres signés d'architectes connus ou de skippers en passe de le devenir ! " C'est le concours Lépine flottant ". En une phrase, Marc Thiercelin a résumé ce que sont les 6,50 mètres.

 

Petits mais puissants...

De petits monocoques laboratoires dont toutes les innovations qui aujourd'hui font les beaux jours des 60 pieds Open ont été testées à un moment ou l'autre sur ces bateaux. Aussi, ces bateaux ne pouvaient laisser insensibles les architectes. Au cabinet Marc Lombard on ne cache pas l'intérêt porté à ces monocoques : "Mini et 60 pieds sont liés. Toutes les carrières commencent par le Mini, qu'il s'agisse des marins ou des architectes. Comme en Mini le budget est faible, on peut se permettre certains délires, mais la conception reste la même." C'est ainsi que le mât carbone, le bout-dehors orientable, les doubles safrans, la quille pendulaire, le gréement en kevlar, le Solent, les dérives latérales asymétriques ont été testés sur les 6,50. Des "détails" aujourd'hui devenus indispensables sur les grandes luges de 60 pieds qui doivent être performantes au près et rapides au portant... Que rêver de mieux pour tester de nouvelles idées que de pouvoir les mettre en application à moindre coût sur un 6,50 et sur une transatlantique réputée exigeante ? Dernières comparaisons des plus étonnantes : saviez-vous qu'un voilier de série de 12 mètres porte autant de surface de voile qu'un 6,50 ? Et saviez-vous enfin qu'un voilier de série de 12 mètres pèse près de 8 tonnes en déplacement, là où un Mini pèse 1 tonne au départ de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia ? Imaginez les sensations !

 

De futurs grands...

Depuis 1977, les prototypes ont évolué pour devenir aujourd'hui de véritables machines de course surtoilées, capables de tenir un cap au près pointu et d'offrir des sensations au portant dignes de luges surpuissantes. Affichant 50 m2 de voilure au près et plus de 100 m2 au portant, les prototypes cherchent avant tout à gagner en poids tout en concentrant le maximum de lest dans les fonds et dans le bulbe. Centrer les poids et les descendre, augmenter la surface de voilure tout en diminuant la surface mouillée sans oublier de préserver un plan anti-dérive performant... Belle équation à multiples entrées ! Toujours est-il que les Minis sont un formidable terrain de jeu pour les architectes ou les marins qui fabriquent eux-mêmes leurs jouets. Du côté des innovations, rappelons tout de même que les Minis ont contribué à l'adoption des quilles pendulaires, des ballasts (réserves d'eau faisant contrepoids d'un côté ou de l'autre du bateau), des dérives latérales (afin d'optimiser le plan anti-dérive), des doubles safrans, des bout-dehors, des grand-voiles à fort rond de chute... "Cette année nous avons beaucoup travaillé sur les mâts carbone dans l'optique de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. Faire du Mini, c'est passer le BAC de la voile" poursuit Marc Lombard, père des derniers 60 pieds références du moment soit ceux de Roland Jourdain et de Jean Le Cam avant de conclure : "un architecte qui ne se pencherait que sur le 60 pieds, ne pourrait pas tout connaître et passerait à côté de beaucoup de choses !".

 

Coup de zoom sur les Séries

Majoritaires lors des premières Mini-Transat, les voiliers de série se nommaient alors Serpentaire, Muscadet puis Coco sans oublier les Super Calin et autres Pogo 1 puis 2 qui ont redynamisé cette classe dans la classe... Quel marin n'est jamais monté à bord du légendaire Muscadet dessiné par Philippe Harlé ! Le Coco a pris le relais et tous étions alors les yeux écarquillés lorsque l'on voyait ce petit 6,50 doubler au près un Arpège ou un First 30 bien plus grands... Depuis 1995, le Pogo 1 dessiné par Pierre Rolland a boosté les Séries. Pour cause, ce bateau au look de 60 pieds planant a fait jeu égal avec nombre de prototypes... De même, le Pogo 2 signé Finot est issu des réflexions du cabinet d'architectes père de nombre de 60 pieds... Et si d'autres séries pourraient voir le jour ou ont vu le jour ces derniers mois, il faut savoir que dix exemplaires identiques doivent être sortis du même chantier pour que la série soit reconnue en tant que telle par la Classe Mini.